‹ Contribution à l'étude de la polyarthrite aiguë tuberculeuseChapitre 15 sur 29 · MESSE · texte numérisé non relu

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est élargi, massif, ses contours sont nets, bien dessinés ; plus tard on apercevra les ostéophytes.

M. Gisgerr a rapporté un cas de polyarthrite hérédo-syphilitique tardive à type de rhumatisme subaigu qui extériorise la difficulté du diagnostic au début. Un malade fit, en 1921 et 1922, à cinq reprises, des poussées polyarticulaires avec gonflement, douleur, impotence fonctionnelle marquée. Les deux genoux furent le siège d’arthralgies fugaces et intermittentes. Au cours de ces poussées, les articulations temporo-maxillaires, le coude et le poignet droit, puis simultanément les deux genoux furent atteints. L’intensivité de la douleur était variable et « fait remarquable, elle était plus vive le matin et diminuait lorsque l'articulation s'était dérouillée ». L'auteur insiste sur l’affinité générale pour les grandes articulations, la symétrie des lésions et le polymorphisme de ces altérations : arthrites légères des tibio-tarsiennes et des coudes, tandis qu'aux genoux qui sont les plus touchés, abondant épanchement intra-articulaire.

Plus délicat est le diagnostic des formes arthralgiques. Le diagnostic du rhumatisme syphilitique secondaire se ‘fait par l'étude des antécédents et la présence d’autres accidents secondaires.

Par contre, les arthralgies syphilitiques tardives peuvent

s’observer en dehors de tout autre symptôme apparent. Ce sont des douleurs articulaires diffuses généralisées, fugaces, mobiles, passant d’une articulation à une autre et simulant très bien la polyarthrite bacillaire dans ses formes arthralgiques. Cependant elles surviennent chez des gens d’âge avancé, leur évolution est généralement apyrétique, le salicylate de soude les soulage mais son action ne dure que lorsqu'on l’administre.

Dans tous les cas, l’argument de grosse valeur est l’examen sérologique, d'autant plus que comparativement la valeur de l'indice de Vernes pour la tuberculose sera plus bas.

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Les rhumatismes infectieux

La maladie de Bouillaud mise à part, la blennorragie est la maladie donnant et avec une fréquence non comparable aux autres, des complications articulaires.

La scarlatine, l’érysipèle, l’infection puerpérale, les pneumococcies, la dysenterie, les oreillons sont, après la gonococcie, les infections aiguës qui touchent le plus les articulations. La variole, la varicelle, la rougeole, la grippe et certains états infectieux mal déterminés peuvent aussi donner des polyarthrites dont l'allure peut prêter à confusion avec la polyarthrite tuberculeuse. Ces rhumatismes sont en effet :

1° Pauci-articulaires ;

2° Peu mobiles et ont tendance à se localiser ;

3° La fièvre est rarement élevée, réalisant un état subfébrile ;

4° Les complications cardiaques sont exceptionnelles.

Le rhumatisme scarlatin est d'apparition variable. Les douleurs sont vives et l’impotence fonctionnelle parfois complète avec un gonflement articulaire peu intense. Ce rhumatisme frappe avec prédilection les petites articulations des doigts (Wipar), les poignets, les genoux (Nosécourt), les articulations vertébrales et spécialement l’atloïdo-axoïdienne.

Le rhumatisme ourlien survient tardivement, est apyrétique et se manifeste plutôt par de simples arthralgies.

Les pseudo-rhumatismes toxiques

Un certain nombre d’intoxications peuvent créer des polyarthrites dont le diagnostic est difficile à préciser, que l’intoxication soit endogène ou exogène.

Endogène, c’est le cas de l’urémie articulaire, des arthralgies, du diabète et de la goutte. Celle-ci peut, en effet, perdre ses caractères pour prendre les allures d’une polyarthrite douloureuse et subaiguë, sans localisation élective au gros orteil.

Exogène, ce sont les manifestations articulaires rencontrées

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