‹ Contribution à l'étude de la polyarthrite aiguë tuberculeuseChapitre 19 sur 29 · NAT · texte numérisé non relu

NAT

fistulisation dont le pus, d'aspect caséeux, contenait d’abondants bacilles, l'évolution de ce pseudo-chancre d’inoculation s’est faite vers la cicatrisation ; après deux mois, on ne retrouvait plus qu’un petit nodule fibreux.

« 3° La réinoculation de ces tumeurs ganglionnaires et de ce pus, malgré leur richesse en bacilles, provoque cependant au passage suivant la même tuberculose ganglionnaire sans lésions viscérales ; à partir du troisième passage, cette infection semble même parfois perdre plutôt de sa virulence, elle ne provoque pas plus rapidement que dans certains cas de tuberculose type Calmette-Valtis classique le retour à la tuberculose généralisée typique ; parfois cependant, elle semble provoquer la mort des animaux, mais en l'absence de toute tuberculose viscérale et sans que le nombre des bacilles acido-résistants paraisse particulièrement abondant dans les ganglions malades.

« 4° Toutes les tentatives de culture de ces produits si riches en bacilles sur les milieux usuels ont cependant abouti à un résultat négatif ; dans plus de la moitié des cas, les intra-dermos réactions à la tuberculine ont été positives. »

En face de la fréquence des inoculations négatives et du caractère atténué que peut prendre l'infection tuberculeuse chez le cobaye, deux précautions sont donc à prendre :

1° Inoculer d’assez fortes quantités de liquide ;

2° Lorsque cette inoculation semble donner un résultat négatif, on ne doit pas manquer de réinoculer tous les organes du premier cobaye qui paraissent suspects et en particulier Tes ganglions.

Page 1