ÉPREUVES DE LA TUBERCULINE
L'épreuve de la tuberculine, pratiquée au cours de la polyarthrite tuberculeuse, donne une réaction précoce intense et forte. Cette sensibilité peut être plus accusée au niveau des articulations atteintes. On doit d’ailleurs faire ces épreuves
LS Mon
avec prudence, car elles peuvent donner des réactions articulaires intenses, Un malade de MM. Bezançon et JACQUELIN présentait une extrême sensibilité à la tuberculine. En vue de préciser cette sensibilité, ces auteurs lui ont injecté par voie hypodermique, à trois reprises, en même temps qu'à d'autres malades atteints de tuberculose banale, un centimètre cube d’une solution extemporanément préparée de tuberculine aux taux de 1/100.000, 1/50.000 et 1/30.000. Alors: qu'aucune réaction locale ni générale appréciable n’est apparue chez 60 témoins, ce malade présenta chaque fois des douleurs violentes avec rougeur et gonflement articulaire.
I] était intéressant de connaître les résultats que donnent ces épreuves dans les affections dont le diagnostic se pose avec celui de la polyarthrite tuberculeuse.
Dans le rhumatisme blennorragique la cuti-réaction reste po- sitive (VIGNERON). |
MaAanr a soutenu que le rhumatisme franc produisait l’anergie tuberculinique. Par contre, Gaver, ROLLEY ont affirmé le contraire. M. Jousser, sur 14 cas de R.A.A., a trouvé 12 fois la cuti positive et, sur 12 cas de rhumatisme gonococcique, 8 réactions positives.
En somme, si dans quelques cas l’épreuve de la tuberculine, par l’intensité de la réaction qu'elle déclanche, possède une réelle valeur diagnostique, dans la plupart des cas, celle-ci est tout à fait accessoire.
LA SÉRO-FLOCULATION DE VERNES A LA REÉSORCINE
Nous avons, chez notre malade, pratiqué de nombreux examens floculométriques. La courbe de l’indice optique a suivi exactement l'allure de l’infection bacillaire, Au moment de la poussée aiguë nous obtinmes le chiffre de 117 qui tomba à 27
dès que cette: poussée fut calmée. Le malade évoluant vers la
guérison, les chiffres furent : 9, 11, 11.
Sp N/A
Le résultat du premier examen nous avait vivement impressionné. |
En effet, nous n’avions jamais rencontré dans le service de malades dont l'indice floculométrique dépassat 100, qui ne soient des bacillaires très gravement atteints, et ceci sur une centaine d'exameêns pratiqués dans l’année.
Nous nous sommes demandés si l’hyperthermie constatée chez ce malade pouvait expliquer la constatation d’un pareil chiffre. En effet, VErRNEs, lui-même, a insisté sur les élévations éphémères du degré photométrique dues à une quantité d'états pathologiques surtout fébriles.
De nombreux auteurs ont signalé des ets supérieurs à 30 dans maintes affections fébriles telles que lymphangites aiguës, phlegmons, abcès du foie, accès paludéens. C’est pour cette raison que LABARNEDIE croyait devoir attribuer au facteur fièvre l’élévation du degré photométrique. En examinant le sérum de sujets soumis à des injections de dmelcos, il notait l'élévation au-dessus de 30 d'indices normaux avant l'injection. Les chiffres obtenus dans ces cas dépassant rarement 60, nous laissaient à l’abri de cette cause d’erreur.
D'autre part, L. Lanceron et H. d’'Hour ont obtenu dans plusieurs cas de rhumatismes subaigus (réagissant au salicylate, gonococcique, etc.) chez des individus indemnes de tout signe clinique, radiologique ou bactériologique de tuberculose, des indices élevés. Malheureusement ces auteurs n’ont pas indiqué les chiffres qu’ils ont obtenus.
Ch. GEerwez et À. BrEToN, dans la maladie de Bouillaud, à la période d’état, ont toujours observé des degrés photométriques élevés. Dans quatre cas les chiffres ont varié entre 59 et 84.
On doit donc demander à cet examen, pour qu'il ait une valeur diagnostique, un chiffre élevé.
D'autre part, l’allure de la courbe photométrique présente chez ces malades le plus haut intérêt pronostique. Dans notre cas, la baisse progressive de l'indice optique nous permettait
Ce ps
de porter un bon pronostic. Dans l'observation de MM. Br- ZANÇON, M. P. Weir, DeLarus, Oumansky et M Pau, le Vernes était à 35 alors que la température voisinait autour de 38°. Sept semaines après, alors que la température était descendue aux environs de 37°%5, l’indice optique était à 32. Leur malade succomba quelques mois après. s