‹ Contribution à l'étude de la polyarthrite aiguë tuberculeuseChapitre 9 sur 29 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

La polyarthrite tuberculeuse se présente en clinique sous des aspects très variables. Parmi les formes cliniques nous traiterons principalement les formes arthralgiques et les polyarthrites aiguës. Nous nous attacherons plus particulièrement à l’une d’elles qui nous parait présenter des caractères spéciaux et que nous chercherons à individualiser sous le titre de forme aiguë hydarthrosique. Bit

Nous éliminerons de ce travail, d’une part, la granulie articulaire, forme suraiguë, rare qui n’est généralement qu’un épiphénomène au cours d’une granulie généralisée, :et d’autre

part, les formes chroniques, qu’elles soient à. tendance exsu-

dative ou proliférative. Sortent donc du cadre de cette étude les formes déformantes, ankylosantes, la synovite à grains riziformes et la spondylose rhyzomyélique. L’hydarthrose tuberculeuse, forme exsudative bien caractérisée par son allure clinique, l’épanchement articulaire à tendance chronique, l’épaississement des synoviales, la réaction ganglionnaire, la formule de l’épanchement, sortent aussi du cadre de cette étude.

Les formes aiguës et subaiguës sont un sujet d'actualité. Elles doivent cet intérêt à un certain nombre de faits. |

Elles donnent des formes curables.

Le nombre de leurs cas publiés est devenu plus fréquent ces dernières années.

Enfin, l’inoculation de sérosités articulaires prélevées au cours de ces états a permis à MM. Païsseau et Oumansky d'obtenir chez le cobaye une tuberculose atypique analogue à celle obtenue par l’inoculation de produits tuberculeux filtrés.

Elles peuvent prêter à confusion avec la maladie de Bourr- LAuD et les polyarthrites infectieuses. Il importe donc d’en bien préciser les caractères particuliers.

LA POLYARTHRITE SUBAIGUE

Généralités. — La polyarthrite subaiguë est une manifestation curieuse du rhumatisme tuberculeux. Celui-ci se présente différemment en clinique suivant qu'il est associé à d’autres manifestations tuberculeuses ou lorsqu'il atteint des sujets indemnes de lésions bacillaires, occupant à lui'seul tout le tableau clinique. « Généralement pris en pareille occurence pour un rhumatisme franc, il ouvre en réalité la série des manifestations tuberculeuses qui vont troubler désormais la vie du malade. Il en est la première de toutes, et c’est justement pour cela qu'il est d’un intérêt majeur de le dépister précocement » (Poncer). Secondaire, la polyarthrite tuberculeuse se rencontre au cours de toutes les localisations habituelles de l'infection bacillaire ; ganglionnaire, articulaire, cutanée, osseuse. On ne l’a jamais rencontrée chez des malades atteints de tuberculose rénale. |

M. BEzançoN l’a signalée chez un adolescent présentant une hydarthrose du genou, ainsi que chez un individu qui présentait depuis dix ans une trochantérite à évolution chronique et fistulisée.

MELcuior l’a observée chez une jeune fille qui avait présenté des adénites cercicales suppurées et une ostéite du maxillaire.

Porzrrzer l’a décrite chez un préparateur d'anatomie qui avait contracté deux tubercules anatomiques à l'extrémité des doigts.

MM. Durour et Ecazze l’ont observée au cours de l’évolution d’un mal de Pott ; MM. Parsseau et Oumaxsxy chez un malade présentant déjà une ostéo-arthrite suppurée, et M. GaizLArD au cours d’une tuberculose des séreuses.

De toutes les localisations, c’est la tuberculose pulmonaire

qui tient la première place. Poncet n'avait d’ailleurs pas man- *

qué de s'appuyer sur cette fréquence pour affirmer la nature

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