‹ Contribution à l'étude de la polyurie chez les cardiaquesChapitre 16 sur 30 · Tension 25, urines ? litres · texte numérisé non relu

Tension 25, urines ? litres

21, — Cœur 7/6. Le frottement est très léger, urine 3 litres.

26. —- Tension 27, urine 2 litres 5. On n'entend plus le frottement. Le cœur reste un peu dilaté.

Jusqu'à la fin de son séjour, le régime alimentaire étant le même, le malade n’urine plus que 2 litres à 2 litres 1/2, la tension prise plusieurs fois, atteignant seulement 17 à 18.

Ous. IV. — Insuffisance et rélrécissement aortique. -— Rétrécissement mitral. — Hypertrophie cardiaque notable. — Accès pseudo-angineux d'origine tabagique. — Polyurie douloureuse et hypertension (ayant fait

l'objet d’une leçon clinique de M. MErkLex).

R..., peintre, âgé de 26 ans, entré salle Larochefoucauld le 9 décembre 1898.

Hérédité cardiaque très chargée : père, grand-père et oncle morts d'affection cardiaque.

Antécédents personnels. — Scarlatine grave et fièvre typhoïde, à l’âge de 12 ans.

En juillet 1898, coliques de plomb pour lesquelles il entre à l'Hôtel- Dieu. On constate alors une hypertrophie cardiaque énorme, et M. Potain qui l’examine diagnostique : rétrécissement aortique et insuffisance mitrale.

Jusqu'à cetle époque, aucun trouble fonctionnel cardiaque même après les plus grands efforts (gymnastique, etc...).

Vers la fin de l’année, le malade fait un petit héritage, cesse son travail et se livre à de nombreux excès éthyliques, tabagiques et vénériens.

3 décembre. — Crise subite et violente de pseudo-angine, commençant pendant la marche, se prolongeant au repos, et durant une demi-heure environ.

Entre à Laënnec trois jours après, ayant eu une syncope dans la rue.

Malgré l'hypertrophie cardiaque très accusée et malgré l'hypertension énorme, 27 à 30 : polyurie légère, 2 litres environ.

Chez ce malade, l'influence des phénomènes douloureux sur la diu-

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rèse et sur la tension artérielle a été au moins deux fois très manifeste ; les urines s’élevant de 2 litres à 3 litres et même davantage et la tension de 22 à 30, 35, et plus sous l'influence de névralgies cardiaques violentes. De plus, on a constaté à plusieurs reprises la disparition complète des doujeurs sous l'influence de la digitaline, cette action sédative paraissant due à la réduction de volume du cœur et par là même, à la compression moindre des plexus nerveux.

O8s. V. — Cardio-sclérose.— Insuffisance et rétrécissement aortiques. — Aortite subaiguë très douloureuse avec névralgies cardiaques. — Coronarite. — Polyurie douloureuse passagère. — Elimination intermittente du bleu.

G..., patissier, 30 ans, entré salle Larochefoucaud le 19 juillet 1898.

Antécédents personnels. — Plusieurs attaques de rhumatisme articulaire aigu. Syphilis non traitée. Alcoolisme très accusé. Depuis 5 ans, dyspnée d'effort, précordialgie et, de temps en temps, crises présentant les caractères de l'urine vraie.

Examen à l'entrée. — Dyspnée vive et continue. Léger œdème périmalléolaire. Augmentation notable de la matité cardio-hépatique.

Cœur : D. V.:12 c. — D. Tr. 17 c. — Foie 18 c. Arythmie et bradycardie. Oligurie et hypertension artérielle notable 24.

L'aorte déborde le sternum d’un travers de doigt et la région préaortique est très douloureuse à la pression. ‘A l’auscultation du cœur, on constate un double souffle aortique très net.

Sous l'influence du repos, du lait et des révulsifs, la dyspnée disparait peu à peu et les douleurs diminuent.

L'épreuve du bleu de méthylène donne une élimination intermittente qui coïncide avec une hypoazoturie notable. La durée de lélimination est normale, 36 heures. |

Chez ce malade, on a plusieurs fois constaté une augmentation notable des urines sous l'influence de crises douloureuses violentes. La tension artérielle n’a pas été assez régulièrement prise pour que lon puisse affirmer qu’elle ait été modifiée par la douleur.

O8s. VI.— Insuffisance aortique d'origine rhumatismale et peut-être rétrécissement mitral. — Accès pseudo-angineux, et aortlile aiguë récente survenue à la suite de traumatismes répétés de la région sternale. — Polyurie douloureuse et hypertension.

Nav.., employé au téléphone, 29 ans, entre salle Larochefoucauld le 27 avril 4898.

Antécédents collatéraux. — 4 frères et sœurs rhumatisants.

Antécédents personnels. — 3 attaques de rhumatisme articulaire aigu de 17 à 20 ans.

A l'entrée on constate une dilatation cardio-aortique notable, la matité absolue du cœur atteignant 12 centimètres dans les 2? diamètres vertical et transversal, gt la mätité aortique dépassant de # centimètres en-

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viron le bord sternal dans le second espace intercostal droit — région préaortique très douloureuse à la pression — névralgies intercostales wauches multiples avec points douloureux sur la ligne para-sternale — douleurs rétro-sternales avec angoisse, n’offrant pas d’irradiations el survenant indistinctement au repos ou après efforts. Ces douleurs sont particulièrement augmentées par les mouvements d’abduction du bras gauche.

Durant une dizaine de jours, Les phénomènes. douloureux restent permanents avec paroxysmes répétés. On constate en.même lemps une augmentation de la pression artérielle qui atteint en moyenne 21 à 22 centimètres au sphygmomanomètre de Potain, et la quantité d'urine des 24 heures oscille entre 3 et 4 Litres.

Sous l'influence du traitement (repos, lait, révulsifs, bromure), amendément progressif; diminution légère de la matité cardio-aortique et disparition des douleurs au bout de trois semaines.

À ce moment la polyurie qui avait diminué en même temps que les phénomènes douloureux cesse avec eux, les urines atteignent 1 litre à 1 litre 1/2 dans les 24 heures et quand le malade quitte l'hôpital le 6 juin la tension artérielle est de 16 centimètres.

Examen des urines le 2 mai (M. Guéguen) Q —3 litres, D — 1018, Urée Note ac ph ro AID =meéant.

Injection de bleu de méthylène le 29 avril : apparition normale, maximum au bout de 24 heures, élimination irrégulière, durée 5 jours.

Ons. VIL. — Asystolie avec insuffisance tricuspidienne. — Rétrécissement mitral et aortique. — Cardio-sclérose. — Polyurie moyenne due à la théobromine et au strophantus.

B..., entrée salle Claude-Bernard, le 16 février 1899.

Antécédents héréditaires. — Père mort d'affection cardiaque. Antécédents personnels. — Rhumatisme articulaire généralisé en

1891, a toujours eu de la dyspnée d'effort depuis.

En 1895, grossesse au cours de laquelle la dyspnée augmente; en mème temps apparaissent des douleurs précordiales assez vives surtout localisées dans la région de la pointe. Sa grossesse se termine le sixième mois.

Depuis le mois de mai (898, crises d’asystolie fréquentes, la première ayant débuté à la suite d’une émotion violente.

À l'entrée, la malade est en état d'asystolie vraie: augmentation. considérable de la matité cardio-hépatique, œdème énorme des membres inférieurs et oligurie, la tension artérielle étant presque normale.

La dyspnée est presque nulle, le pouls reste régulier et il y a absence complète de stase pulmonaire ; ces différents signes trouvent leur explication dans l'existence de l'insuffisance tricuspidienne nettement constatée, avec pouls veineux hépatique et jugulaire.

La digitaline amène une réduction rapide du volume du cœur et pro-

voque une diurèse abondante. # à 5 litres; mais au bout de 5 à 6 jours l’action diurétique cesse de se produire. On administre alors simultanément la théobromine et la teinture de strophantus qui déterminent une polyurie moyenne soutenue. La tachycardie, qui avait persisté après l'administration de la digitaline, disparait complètement sous l’action du strophantus.

Au bout d'une quinzaine de jours: suppression des médicaments ; le régime lacté mixte suffit alors pour entretenir la compensation.

Examen des urines. — D — 1006 ; U — 10 grammes.

Sous l’influence de la théobromine, du strophantus et du lait, la densité et l’urée s’élèvent progressivement jusqu'à 4012 et 22 grammes d'urée. ; O8s. VIIL. — Artério-sclérose. — Myocardite chronique hypertrophique. —

Aortile chronique et sclérose rénale. — Polyurie lactée et théobromique

légère (ayant fait l'objet d’une leçon clinique de M. MErkLeN).

B..., menuisier, 54 ans, entre salle Larochefoucauld le 16 mars 1898.

Examen à l'entrée. — Asystolie rénale, urine avec respiration de Cheyne-Stokes, oligurie, albuminurie abondante. — Hypertension extrème.

Urines : Q = 1 litre ; D = 10% ; U = 21 grammes ; A — 6 à 7 grammes.

Sous l’influence du traitement {saignée, lait, digitaline) amélioration notable et disparition du rythme de Cheyne-Stokes. Le régime lacté absolu entretient ensuite une polyurie légère, 2 litres environ.

Au bout de quinze jours le malade essaye de prendre quelque nourriture, mais aussitôt les urines tombent à 7 et 800 grammes et la dyspnée redevient très vive.

Actuellement, grâce au lait et à La théobromine, l'état du malade est plus satisfaisant.

On a constaté d'une façon permanente une élimination normale d'urée dont le taux s’est élevé jusqu à 30 et 34 sous l'influence du lait.

O8s. IX. — Myocardite chronique hypertrophique avec crises fréquentes d'asystolie totale et d’asystolie pulmonaire. — Insuffisance rénale. — Polyurie moyenne continue sous l'influence du lait el surtout de la teinture de strophantus.

S..., femme de ménage, 59 ans, entrée salle Claude-Bernard, le 5 août 1898.

Examen à l'entrée. — Grande asystolie avec oligurie vraie et hypertension artérielle notable, 25.

Sous l'influence de la digitaline, abaissement marqué de la pression sanguine coïncidant avec la polyurie digitalique.

Amélioration assez rapide.

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