SANT ARS
» nent par crises et se rapprochent, au point de vue de leurs » conditions, de celles signalées dans les [deux paragraphes » précédents.
« Aussi, paraît-il légitime d’individualiser ces trois der- » niers groupes sous le nom de polyuries réaclionnelles que » l’on elassera ensuite en permanentes et transitoires, en pré- » tuberculeuses et en tuberculeuses, suivant leur durée et le » moment de leur apparition. Tandis que les polyuries phos- » phaturiques et rénales constituent de vraies complications » accroissant d'autant la gravité de la maladie primitive, » les polyuries réactionnelles comportent un pronostic re- » lativement plus favorable. »
Nous distinguerons donc avec M. Albert Robin deux sortes de polyuries prétuberculeuses. L'une est une polyurie ordinaire qui au bout d’un temps plus ou moins long, en affaiblissant le malade, rend le terrain propice au développement du bacille tuberculeux.
L'autre, la véritable polyurie prétuberculeuse, celle sur laquelle nous insisterons de préférence parce que à notre connaissance, nul avant M. Albert Robin n’en avait cité d'exemple, la seconde dis-je est pour ainsi dire un des premiers signes d'envahissement de l’économie par le bacille ; nous verrons que de nombreux caractères la distinguent nettement de la précédente.
Après avoir cité les observations qui nous ont été fournies par notre maître, M. Albert Robin, nous essaierons de décrire les principaux symptômes de la polyurie prétuberculeuse, les signes sur lesquels on peut baser son diagnostic, — quelle est son importance au point de vue pronostique. — Enfin le traitement qu’on doit Jui appliquer.