‹ Contribution à l'étude de la pondylite syphilitiqueChapitre 12 sur 17 · AR NS · texte numérisé non relu

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Plusieurs observations relatent des cas de dyÿsphagie par gomme rétropharyngienne. Ces gommes sont susceptibles, en se ramollissant, de devenir le point de départ de véritables abcès qui peuvent se fistuliser dans le pharynx et entretenir une infection secondaire tenace.

Quelques auteurs rapportent des cas de mort subite.

! Telles sont les complications qui peuvent survenir chez les malades non traités.

Mais même chez ceux qui sont soignés à temps, il reste presque toujours, quand les douleurs ont disparu, des déformations rachidiennes qui se traduisent par des cyphoses ou des scolioses et un certain degré d’ankylose rendant difficile ou limitant quelques mouvements. C'est ainsi que notre malade de la première observation ne peut pas renverser la tête en arrière, qu’elle mobilise cependant très bien latéralement, de même qu'en s'inclinant fortement en avant et en penchant la tête, elle ressent une tension douloureuse dans la région de la nuque qui limile aussitôt le mouvement.

| Diagnostic

Nous aurons surtout en vue la spondylite cervicale, la plus fréquente de toutes ; c’est avec le mal de Pott cervical ou sous-occipital que le diagnostic sera à débattre.

Lorsqu'on se trouve en présence d'un adulte ou

d'un enfant présentant des douleurs cervicales irradiant vers la nuque, vers la région occipitale, avec contracture des muscles ; attitude figée ; tous mouvements douloureux, l’idée d’un mal de Pott s'impose à l'esprit et c’est à ce diagnostic que l’on s'arrête généralement. |

Penser à la syphilis, en rechercher les stigmates cutanés el viscéraux, pratiquer la séroréaction est un devoir qui s'impose à tout médecin averti ;on peut ainsi être mis sur la voie du vrai diagnostic.

Mais la coexistence des deux affectations : tuberculose et syphilis est possible et même fréquente. Nous devons donc rechercher si l’étude minutieuse des symptômes ne nous permet pas d'arriver à les différencier. Pour cela, nous avons à notre disposition la clinique, la radiographie et le traitement spé-

cifique.

La douleur dans la spondylite syphilitique semble présenter des caractères assez spéciaux et qui doivent retenir Fattention. Tous les auteurs insistent sur sa précocité, son intensité ; son caractère nocturne de douleur ostéocope ; sa résistance au traitement par l’immobilisation plâtrée, sont des caractères qui, sans être absolument pathognomoniques, doivent retenir l’attention. L'absence habituelle d'’adénopathie est également à signaler.

L'empâtement fongueux de la région, les abcès par congestions avec leurs fusées classiques manquent le plus souvent dans la spondylite syphilitique. C'est là un signe d'évolution important de même que la conservation habituelle d'un bon état général. | & |

Mais les foyers gommeux peuvent s'abcéder à la peau, dans le pharynx, on recherchera alors les caractères habituels du liquide gommeux, clair, visie mêlé parfois à des RES fragmentés ou

à l'état de poussière osseuse.

La radiographie nous offrira: t-elle des signes différentiels décisifs ? Nous ne le croyons pas : & la résion sous-occipilale, ilest parfois très difficile d’obtenir de bons clichés'découvrant bien la région occipito-atloïdienne : d'autre part les sujets sont fréquemment atteints de contractures, d’inclinaisons latérales qui rendent l'interprétalion des images assez délicate. Nous avons dû recommencer nombre de fois les radiographies de la malade qui fait l objet de no-

tre observation I.

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