‹ Contribution à l'étude de la Préparation, de la Conservation et de l'Action Thérapeutique des Sérums de ConvalescentsChapitre 23 sur 41 · FALSE · texte numérisé non relu

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C’est ce pouvoir protecteur du sérum de convalescent de rougeole que Nicole et Conseil, en 1916, mirent en évidence en immunisant un enfant par l'injection du sérum de son frère guéri depuis peu.

La séro prévention de la maladie dépend du moment où l'injection du sérum a été faite.

C'est à la période d'incubation, et seulement pendant cette phase silencieuse de 5 jours environ qui suit la contamination et où il n'existe aucune manifestation clinique apparente de la maladie, que le sérum agit utilement. Il faudra donc injecter le sérum précocement, dès qu'un enfant sain aura été en contact avec un rougeoleux. Si l'injection est faite plus tard, à la phase d'invasion, on n'empêchera pas la maladie d'évoluer, mais celle-ci sera atténuée, son évolution sera freinée : c'est alors la séro-atténuation. Celle-ci se manifestera par des signes cliniques plus discrets, un catarrhe oculo-naso-pharyngé presque inexistant, une température oscillant autour de 38”, un meilleur état général, l'éruption sera estompée, réduite à quelques placards d'érythème disséminés, séparés par de larges espaces de peau saine. La maladie guérit vite et la convalescence -sera rapide, les complications pulmonaires seront ainsi bien des fois évitées.

Cette séro-prévention ne confère qu'une immunité passagère durant un mois environ, alors que la séro-atténuation donne naissance à une rougeole dont l'évolution sera bénigne et par laquelle l'organisme acquiert une immunité d'autant plus solide et durable que la maladie modifiée aura été apparente.

- À quel moment faut-il prélever le sérum?

Classiquement, depuis les travaux de Dejckwitz

(1919), on estime que le meilleur moment pour prélever le sang du donneur convalescent de rougeole,

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