A) VAPEUR D'EAU A PRESSION ORDINAIRE
Pour avoir recours au premier moyen, on se sert d'appareils stérilisateurs spéciaux, ou tout simplement d’un autoclave en laissant ouvert le robinet. On obtient ainsi un milieu de vapeur d’eau à 100 degrés qui entoure complètement les ampoules. On réalise de cette façon une aseptie sinon complète du moins suffisante pour la plupart des ampoules.
Mais, si l’on veut une aseptie absolument rigoureuse, on devra employer la deuxième méthode.
b) VAPEUR D'EAU SOUS PRESSION
Lorsqu'un liquide renfermé dans un récipient clos est chauffé, on peut le porter à des températures de beaucoup supérieures à son point d’ébullition.
Dans l’espace situé au-dessus de lui etsaturé de vapeurs, il existe une pression qui est égale à la pression maxima de la vapeur à la température du récipient augmentée de la force élastique de l’air à cette même température. C’est
ce qui se produit dans les autoclaves qui sont des marmites de Papin perfectionnées. Le type le plus connu dont la description se trouve dans tous les ouvrages classiques est celui de Chamberland. Ce sont des récipients à parois résistantes et que l’on peut fermer hermétiquement au moyen d’un couvercle solidement fixé. Lorsqu'on met de l’eau dans ces appareils et qu’on chauffe après fermeture, la vapeur qui se forme exerce sur le liquide une pression qui élève de plus en plus le point d’ébullition et la température croit sans cesse. On peut produire l’ébullition à telle ou telle température en limitant cette force élastique de la vapeur à telle ou telle valeur, indiquée par un manomètre, au moyen d’une soupape maintenue par des poids variables et qui se soulèvera aussitôt que la tension de vapeur dépassera une certaine limite. A cette valeur fixe de la tension, correspond une température fixe. Le manomètre sert donc de thermomètre.
Le tableau suivant, dressé d’après les tables de Regnault, donne les températures correspondantes aux différentes pressions du manomètre dans l’autoclave.