ATMOSPHERE ATMOSPHÈRE
Dans cette détermination de la température au moyen du manomètre, il y a une précaution à prendre. Les indications ne sont exactes qu'autant que l’autoclave a été
RE CAE
complètement purgé d’air. Sinon la pression de celui-ci viendra s’ajouter à celle de la vapeur d’eau et la température indiquée par le manomètre est supérieure à la température réelle, On aura donc soin, lors de la stérilisation des ampoules, de ne fermer le robinet de purge qu’une minute environ aprèsl'apparition du premier jet de vapeur.
La température de 120 degrés, maintenue vingt minutes, est suffisante pour tuer toutes les spores et les microbes pathogènes. Nous venons de voir qu’on peut être trompé sur cette température par les indications du manomètre, que l'on croit stériliser à 120 degrés, alors que la température reste inférieure. Aussi a-t-on imaginé d’autres moyens de contrôle des températures dans les autoclaves.
En dehors des thermomètres à maxima qui enregistrent directement la température, une autre méthode, plus spécialement applicable aux autoclaves, permet d’apprécier si la stérilisation s’est faite à température voulue. Elle consiste à introduire dans lappareil une substance solide (dans plusieurs petits tubes scellés) à point de fusion déterminé et à constater si cette substance est fondue ou non à la fin de l’opération.
Exalgine fond à. . . . . . 101 degrés Acélanilite ri te. 1141 — (Torpino te et ee, 611608 RésolCie EL LR EL LON— Acide benzoïque,crist.. . . . 121 — NADHORE TR RENE 0 CL Urée desséché . . :.1. . . 132 — Phénacétine . . . . . . . 135 —
On peut aussi employer, comme l’indique Demandre, les mélanges suivants :
Benzonaphtol . . . 100 ( indicateur Safranine. . . . . 0,10 ( de 110 degrés Ur 262 2 ONU indicateur Violet de gentiane. . 0,02 | de 150 degrés
ce sont des poudres à peu près blanches avant la fusion et dont les masses fondues présentent de belles teintes rouges ou violettes.
Le mélange suivant :
Acide phtalique EC RE RE 25 = L'PICTIQUE NES RC LR et Hélianthine NN RCD 0
légèrement jaune devient rouge cinabre à 129.
La technique à suivre sera très simple : après avoir placé les ampoules dans l’autoclave et garni la chaudière d'eau distillée (pour éviter les dépôts calcaires) fixer le couvercle au moyen des écrous et chauffer. L’air ne tarde pas à s'échapper et lorsque la vapeur sort en jet, fermer le robinet. L’aiguille du manomètre monte et quand elle indique la température désirée on règle la soupape pour cette température qui doit être maintenue pendant vingt minutes. On stérilise à 120 degrés en se souvenant que le manomètre indique une température trop élevée dans la plupart des cas. Si l'on a pas de témoins de température ou un thermomètre, on devra laisser monter le manomètre un peu au-dessus de 120 degrés. On obtient ainsi une stérilisation parfaite et partant des ampoules de conservation indéfinie.
Nous venons de voir la manière de stériliser les ampoules à températures élevées à 100 et 120 degrés. Mais si ces procédés, surtout le dernier, donnent une aseptie rigoureuse, il existe des corps qui ne peuvent supporter de
telles températures sans être décomposés et ainsi devenir
inefficaces et même nuisibles. Il faudra donc employer d’autres méthodes.
TYNDALLISATION
La tyndallisation consiste à chauffer plusieurs fois, en général trois jours de suite, le liquide à stériliser. On se contentera d’une température de 60, 70, 80 degrés suivant l’altérabilité des médicaments enfermés dans les ampoules. C’est donc un chauffage discontinu et à faible température. On emploie un bain-marie queiconque ou même une étuve en ayant soin de surveiller la température avec un thermomètre.
Mais comment s'opère la stérilisation à une température aussi basse? On a émis plusieurs hypothèses. Pendant la première chauffe, la plupart des bactéries sont détruites mais les spores résistent. Entre la première et la deuxième chauffe, celles-ci évoluent et amincissent leur membrane ce qui les rend moins résistantes. La deuxième chauffe les détruira et la troisième viendra compléter l’effet de la deuxième en détruisant les spores à évolution plus lente.
Mais, d’après Duclaux, cette hypothèse est invraisemblable. On a recommandé de laisser les liquides à stériliser dans un milieu très modérément chauffé pour aider au développement des spores. Duclaux prétend que, si dans l’intervalle des chauffes, on place les ampoules dans de la glace, on arrive au même résultat. La destruction des spores ne serait donc pas une conséquence de leur développement.
UE
Et il explique la tyndallisation de la manière suivante : le chauffage gonfle la spore et y fait pénétrer une certaine quantité d’eau. L'équilibre entre cette eau et le protoplasme s’établit après le premier chauffage. Puis cette masse devient plus coagulable à cause de son humidité ; elle se coagule au deuxième chauffage et le troisième complète l'effet du deuxième. Une spore coagulée est une spore morte.
On conçoit qu’en multipliant le nombre des chauffages on peut arriver à une stérilisation suffisante. Plus la température sera basse, plus on devra chauffer de fois pendant un temps plus long.
Bien que la tyndallisation soit un procédé recommandable pour des substances altérables par de hautes températures, 1l a l’inconvénient d’être coûteux à cause du combustible et de demander beaucoup de temps. De plus, on peut se demander s’il offre toutes les garanties d’aseptie, surtout entre des mains peu expérimentées.