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ves. Or, à cette époque, si les lésions spécifiques n’existent plus, l’immunité est déjà acquise. Il suffira donc de rechercher si cette immunité est acquise. Dans le cas positif il s’agit de la variole.
La confusion peut être faite avec l’avitaminose A qui peut se traduire par du coryza,.de la sinusite, de la conjonctivite, .de la stomatite, de la pharyngite mais les altérations bucco-pharyngées n’offrent jamais l’aspect de fausses membranes jaunâtres. Enfin, dans une épidémie de diphtérie on voit généralement apparaître plusieurs exemples d’épithélioma.
Le coryza variolique peut être confondu avec le coryza contagieux mais lé dépôt jaunâtre qui est trouvé quelquefois dans cette maladie sur les paroiïs de la bouche et dans le pharynx peut être aisément soustrait à la muqueuse sans provoquer de blessures saignantes que l’on observe lors de l’enlèvement du dépôt pseudomembraneux de la variole qui est plus adhérent.
Le diagnostic expérimental par inoculation est très simple, sûr et recommandable si l’on n’est pas familiarisé avec les maladies des oiseaux.
Le diagnostic par réaction allergique locale est purement de principe et doctrinal.
Le diagnostic microbiologique est basé sur la ReCheR che des corps de Bollinger.
Evolution et Pronostic
L'évolution varie avec la forme que revêt le processus morbide, Dans les cas favorables, la guérison demande deux à quatre semaines; les fausses membranes se déssèchent progressivement, disparaissent et sont remplacées par un épithélium régénéré. Les nodules cutanés se flétrissent et se détachent peu à peu sans laisser de traces.
Le pronostic est plus sévère chez les jeunes que chez les adultes; chez les oiseaux de race pure que chez les diseaux rustiques non améliorés; chez les colombins que chez les gallinacés.
PEAR ES
La maladie est plus-grave enfin dans son type diphtéroïde que dans son type cutané. La mortalité atteint 5 à 10 % dans l’épithélioma; elle varie de 5 à 50 % dans les formes diphtérique et septicémique.
Traitement
Le traitement de la variole aviaire est hygiénique, médical et spécifique.
Le traitement: hygiénique vise les Condons générales de l’habitation et, de l'alimentation, l’addition d’antiseptiques dans l’eau de boisson.
Le traitement médical est local ou général. Aucune thérapeutique n’exerce d’action spécifique sur l’évolution de la variole. Les indications consistent en des soins particuliers pour prévenir les complications et hâter la cicatrisation des lésions.
Contre les lésions de la forme oculo-nasale, des lavages antiseptiques permettent la désobstruction des narines : l’huile goménolée, le permanganate de potasse à 1 op. Peau oxygénée en instillations CORMIENREN à cet usage.
Les lésions oculaires seront traitées par des collyres au CoMArent à l'acide borique à 2 %, au sulfate de zinc à 1 %, au nitrate d’argent à 2 pour 1.000.
Manwell et Goldstein signalent l’action presque spécifique qu’exerce dans les lésions cutanées de la variole la solution alcoolique de mercurochrome à 3 %.
Lors de localisations bucco-pharyngées, l'emploi d’un antiseptique ne peut se faire qu'après extirpation des fausses membranes. Cette opération doit être pratiquée délicatement en évitant de faire saigner les ulcérations de la muqueuse au moyen d’un petit écouvillon entouré d’ouate ou de gaze. Puis on effectuera des badigeonnages avec de l’eau iodée, de la glycérine iodée ou au bleu de méthylène, ou mieux, avec une solution de nitrate d’argent à 1 %. Ce traitement employé avec prudence donne de très bons résultats.
La thérapeutique générale utilise certains médica-
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ments dont le plus coté à l’heure actuelle est l’héxaméthylène-tétramine (uroformine, urotropine). L’inoculation est pratiquée dans les muscles pectoraux à la dose de 1 gr. par kg. de poids vif, soit 2 cc. 5 de la solution à 40 %. Cette injection répétée 3 ou 4 jours de suite donne de très bons résultats. Il peut être vrai que la variole guérit souvent seule, ce qui peut mettre en doute l'efficacité de ce produit, mais cette guérison spontanée n’est pas la règle générale.
La galactothérapie n’exerce, d’après Panisset et Verge, aucune influence sur l’évolution de la maladie. Cependant, Ivanow souligne sa valeur et obtient d’heureux résultats par l’inoculation de 6 à 8 cc. de lait écrémé puis stérilisé.
Traitement spécifique : parfois enfin, l’antigénothérapie conseillée par Panisset et Verge constitue une heuréuse méthode de traitement à la dose de 1/10° de cc. dans le barbillon tous les 3 jours.
La sérothérapie et l’hémothérapie au moyen de sérum ou de sang d'animaux guéris de la variole ou hypérimmunisés sont des procédés de traitement de valeur inconstante et inusités à l’heure actuelle. ;
Prophylaxie
La prophylaxie médicale recherche les moyens de rendre l’organisme réfractaire à la contagion. Elle a été tentée dans la variole par des procédés d’immunisation passive et d’immunisation active.
La sérothérapie est sans valeur pratique car le sérum des sujets guéris ou hypérimmunisés ne possède que des propriétés préventives minimes; l’immunité passive ainsi conférée demeure toujours transitive et fugace. Aussi, l’immunisation passive antivariolique estelle demeurée sans écho.
Les méthodes d’immunisation active utilisées contre la variole sont nombreuses et ont donné lieu à de nombreuses discussions.
Après avoir envisagé les indications générales de