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Lemierre et Deschamps écrivent que, depuis quelques anñées, certaines endocardites et surtout les endocardites lentes, sont devenues plus fréquentes. II n’y a aucun motif de supposer que la maladie ait réellement augmenté en fréquence. On ne peut guère croire que cette affection, depuis bien longtemps connue des médecins soit aujourd’hui mieux reconnue qu’il y a quelques années et moins encore qu’elle puisse avoir tendance à prendre une allure épidémique.
Mais il reste possible de se demander — sans vouloir faire le procès de quiconque — si, étant donné que le nombre des gens qui demandent actuellement des soins dentaires étant incontestablement plus élevé qu’il y a quelques années, la multiplication de ces soins dans les conditions d’imperfection actuelle où ils sont communément donnés, n'aurait pas, corollairement, une multiplication des occasions d’inoculation valvulaire,
On peut voir une confirmation de cette assertion en considérant le grand nombre des images suspectes montrées par la radiographie autour de dents traitées et il semble qu’il est licite de penser que nombre de cas d’endocardite maligne — nous ne disons pas tous — peuvent avoir été consécutifs à des inoculations involontairement réalisées au cours de traitements dentaires, parfois même de peu d'importance.
S'il venait à être démontré qu’il en est ainsi, la chose serait particulièrement grave et inquiétante.