‹ Contribution à l'étude de la prophylaxie des endocardites infectieuses, particulièrement de la maladie de Jaccoud-OslerChapitre 23 sur 42 · FL ES · texte numérisé non relu

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10 sujets avaient de la pyorrhée. On retrouve dans l’une des hémocultures du streptocoque et dans l’autre du staphylocoque doré.

Puch et Mc. Lean (Distribution of oral streptococci, Brit. Dental ]., 1936, p. 336) obtiennent des hémocultures positives après extractions de dents pyorrhéiques.

Marseille (Bacteriemia after tooth extractions, Geneesk. Tijdshr. v. Nederl, 1937, p. 2491) en examinant 100 dents portant des granulomes nécessitant leur extraction établissent qu’il y a bactériémie dans 42 cas. L'opération était faite sous chlorure d’Ethyle local et le sang prélevé 4 minutes après l’opération. Une seule fois une hémoculture pré-opératoire fut positive et l’hémoculture post-opératoire présenta le même germe, mais le sujet succomba 70 jours après la septicémie. On peut penser qu’il s’est agi là d’une infection septicémique à streptocoque hémolytique. Sur 42 hémocultures positives, 8 d’entre elles contenaient plus d’une sorte de germes. Dans 34 cas il s'agissait de streptocoque viridans, dans 7 cas de streptocoque hémolytique, du B. fusiformis dans 9 cas et dans un cas de staphylocoque doré.

Southmutl et Flake mentionnent la même origine du germe isolé dans fes cas d’amygdalectomie et notent dans la même étude qu’un sujet porteur d’un cœur rhumatismal subit un prélèvement pour hémoculture après extraction dentaire qui donna du streptocoque viridans 5 minutes après l'opération. Des hémocultures faites plus tardivement après furent négatives.

Elliott (Bacteriemia and oral sepsis, Proc. Roy. Soc. Méd., 1939, p. 747) montre que les blessures gingivales, la simple luxation d’une racine sont suffisantes pour provoquer la pénétration de micro-organismes dans le courant sanguin. 86 % des hémocultures qui furent faites après évulsion de dents furent positives. Les extractions de dents entourées de clapiers pyorrhéiques furent le plus souvent cause de bactériémie transitoire et le streptocoque viridans fut isolé dans la plupart des cas.

Richards (Bacteriema following irritation of foci of infection, Journal Am. med. Ass., 1932, p. 1406) en irritant divers foyers septiques montre qu’on peut provoquer une bactériémie par le simple massage Il arrive à la produire en agissant sur une aire de raréfaction périapicale d’une prémolaire. Il n’existait aucune manifestation de gingivite. 10 cc. de sang furent prélevés dans la basilique médiane. La dent fut extraite, le granulome curetté ; cinq minutes après un second prélèvement de sang fut effectué. Alors que la première hémoculture était négative, la seconde montre une culture pure de streptocoque viridans. Dans le jour suivant le patient montre un tableau clinique infectieux qui dura jusqu’au lendemain. Le même auteur cite ie cas d’un homme pyorrhéique chez qui une hémoculture pré-opératoire se montre négative. Une prémolaire du bas fut alors extraite et une nouvelle ponction veineuse étant faite quelques semaines après aux fins d’hémoculture, celle-ci fut positive et donna du streptocoque viridans,

roue

Von Haeler et Miles (1938), chez 66 patients devant subir des extractions dentaires reçurent chacun 600.000 unités de pénicilline et 65 autres n’en reçurent pas. Chez tous l’anesthésie fut réalisée par une solution de Procaïne adrénalisée. Une prise de sang fut faite 10 à 30 minutes après l’opération pour hémoculture en aérobiose et en anaérobiose. Dans 85 %, des cas les hémocultures furent positives. La microbémie a paru indépendante de l’âge, du sexe, de la race, de l’état d'hygiène buccale et non liée au nombre des dents extraites mais seulement un peu plus élevée chez les patients chez qui l’acte opératoire avait été le plus important en superficie cruentée et prolongé plus longtemps.

Il y a lieu de faire connaître aux malades porteurs d’une cardiopathie congénitale ou compensée, surtout s’il y a eu à un moment quelconque de leur existence une crise de R. A. A. qu’ils doivent, S'ils ont un jour à être opérés, quelle qu’en soit la cause, prévenir de leur état le chirurgien à qui ils auront affaire, même s’il s’agit de soins dentaires.

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