‹ Contribution à l'étude de la prostatectomie transvésicaleChapitre 9 sur 44 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

Rétention complète peu infectée. — Prostatectomie sus-

pübienne. — Guérison

M., L..…, soixante-trois ans, prêtre. Coron (Maine-et- Loire).

Ancien calculeux ayant subi il y a deux ans une taille hypogastrique pour un calcul urique de 152 grammes. Guérison par première intention. Mais depuis que la vessie est débarrassée de son corps étranger, elle fonctionne avec paresse en même temps que le nombre des mictions devient plus grand. Au bout de six mois, M. L... devient rétention niste incomplet avec résidu de200 à 400 grammes, très purulent. En même temps, la santé décline et l’amaigrissemen t se produit rapidement. Sous l'influence de lavages bi-quotidiens, l’état général s'améliore et les urines deviennent plus claires. Le malade en arrive à la rétention complète au mois de juin 1909 et à partir de ce moment, le cathétérisme est nécessaire cinq à six fois par jour.

3 novembre. — Le malade entre à Saint-Louis. Son état

bénignité habituelle des ;hènomènes d'intoxication urinaires après l'opération. \

b) Recherche de l'albumine. — L'albuminurie étant un symptôme habituel de l'hypertension, il est tout naturel qu'on trouve d'assez fortes proportions d’albumine dans l'urine des prostatiques. Mais à côté de l’albumine provenant de la néphrite, on peut aussi trouver une albumine due à l'infection vésicale ou à la pyélo-néphrite.

Aussi faudra-t-il bien distinguer l’albumine rénale de l’albumine provenant du pus. En filtrant l’urine on pourra en partie supprimer la cause d'erreur, en retenant les éléments globulaires sur le filtre, maisil passera malgré tout la pyine soluble.

c) Recherche du sucre. — Rien n’empèche le prostatique d’être diabétique.

Il sera prudent de faire la recherche du sucre. L'observation XVII atrait à un prostatique diabétique chez lequel l'opération donna d’excellents résultats, mais qui vit apparaître au douzième jour de l’opération une esçarre sacrée, escarre de décubilus.

d) Examen microscopique des sédiments. — En plus des globules du pus, le microscope pourra faire connaître par la composition des cylindres urinaires, quelle est la nature de la néphrite.

INFECTION. — La plupart des prostaliques qui se sondent sont voués à l'infection qui, partie de la vessie reminte le courant urinaire. Tant que l'infection est

localisée à la vessie, il.n'y a pas grand danger, et il

LU Re ES

y a des « pisseurs de pus » qui ne présente nt aucun accident.

Il n’en est pas de même quand les reins se prennent. Alors apparaissent des phénomènes graves. Ces symptômes d'infection parfois latents et ne se manifestant que par une urine un peu trouble et une hyperthcrmie intermittente éclatent d’autres fois au contraire avec violence et pourraient, si l’on ne connaissail les antécédents prostatiques du malade, en imposer pour une toule autre affection. Grand frisson prolongé suivi d’une sensation de chaleur intense avec sueurs profuses, température pouvant s'élever et se maintenir longtemps à 39 degrés et 40 degrés, sécheresse de la langue, alternance de périodes de délire et d’abattement ; urines rares. Aux symptômes de la septicémie se surajoutent ceux de l’intoxication urémique. La palpation lombaire où bi-manuelle peut provoquer ane douleur rénale, où même révéler

une augmentation de volume du rein.

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