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elles propageraient dans leur entourage les conseils qu’elles auraient elles-mêmes reçus.
Les Pouponnières se répandent par tout : à Bordeaux (Maison de l’ Enfance dirigée par le D' Rocaz), à Dieppe (le D' Poupault et Madame), à Montgeron (Pouponnat du Monzet fondé en 1904), à Lyon (Pouponnière en plein air), à Chaville, à Dijon, en Suisse, en Roumanie, en Italie, én Allemagne, se sont fondés des établissements similaires, soit privés, soit publics et leurs résultats sont excellents. |
Dans la plupart des villes noue il existe des Asiles de Nourrissons destinés aux enfants tuberculeux. Ces asiles (Saüglingsheime), vraies pouponnières, sont placés sous la direction d’un médecin d'enfants,
où les nourrissons sont élevés et nourris d’après toutes les dote de l'hygiène infantile, depuis la naissance jusqu’à la fin de leur 12€ ou de leur 18€ mois. Les parents peuvent venir voir leur bébé, mais ne peuvent le toucher.
En France, existent les boire de Grancher,
conçus dans le même esprit. À Zurich et à Bâle, il y a des asiles de nourrissons officiels. (1)
Parmi les œuvres d'élevage en commun des nourris-. sons, nous devons également citer la Nourricerie de l'Hospice des Enfants assistés et celle de Chatillon-sous: Bagneux, qui en est une succursale. Elles accueillent les enfants syphilitiques et les débiles. On peut ima-
giner que la mortalité y est grande, mais il faut tenir compte du but spécial de l’œuvre qui est de ne pas laisser la syphilis se propager dans les campagnes.
Nous nous sommes étendue longuement, et cependant incomplètement encore, dans ce chapitre, sur la protection de la mère et de l'enfant, avant et immédiatement après sa naissance. Nous avons assisté à l’extension des diverses œuvres qui ont pour but de faciliter
(1) Comtesse : Le traitement de la tuberculose du nourisson (In Nourisson 1916 p. 351).
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la maternité à la mère indigente, fille-mère, veuve ou abandonnée.
Nous avons vu que, devant le péril de la dépopulation de notre pays, le législateur s’est ému, et difficilement, avec une lourde lenteur, il a dégagé les principes de lois, tendant à assurer à la mère non favorisée par la fortune, la protection que lui doit la société,- et à l'enfant, l'assistance qui lui est due pour l’arracher au péril de la mort.
Nous avons, hélas ! également vu l'insuffisance. de cette protection et nous nous sommes efforcée de rechercher comment on pourrait rendre plus efficace l’action de cette assistance légale, alliée à l’assistance privée. Et il nous a semblé, que sans nous perdre dans des projets chimériques, en utilisant les institutions et les lois existantes, en les perfectionnant pour mieux les adapter à leur but, on parviendrait à sauver de nombreuses mères et enfants.
En assurant tout d’abord à la mère un accouchement normal, ét en même temps à l’enfant une vie intrautérine, qui ne serait pas nuisible ë à son développement futur.
10 Par l’assistance et l’éducation de la mère.
Une assistance rationnelle et non humiliante, qui ne considérerait en toute femme que la mère, en dehors de toute croyance, en dehors de tout préjugé, une assistance qui assurerait l'égalité de toute mère dans l’œuvre sainte de la maternité.
a) Par l’assistance préventive.
Pour la femme sans logis personnel (bonne, employée, etc.) : En multipliant les ouvroirs, refuges, où elle trouvera le réconfort de soins physiques et moraux et où sera institué une sorte de cours de maternité, la préparant à son rôle de mère, et lui suggérant d’avañce le désir d’allaiter son enfant. On lui assurera que la. Société facilitera ce devoir par une aide efficace, qu'elle devra considérer non comme une aumône, mais comme