‹ Contribution à l'Étude de la Protection des Enfants en bas âgeChapitre 25 sur 28 · ET AR · texte numérisé non relu

ET AR

‘Il existe en Indo-Chine, une société « Protection de l'Enfance», une société d'éducation des sourds-muets, des jeunes aveugles nécessiteux, des établissements de secours à la 1'€ enfance (Gouttes de Lait).

Des brochures en français enseignant les soins à donner aux nouveaux-nés et la prophylaxie des maladies contagieuses sont distribuées.

La natalité est très forte, mais la Moitalite infantile

est considérable. On constate une grande entente philanthropique entre l'Administration et le corps médical.

A Madagascar, en 1898, la mortalité de 0.à 5 ans . s'élevait à 40 %, de la mortalité générale. Le général

Galliéni s’est préoccupé de la protection de l'enfance; il a introduit des mesures légales (régularisation des

mariages et des répudiations, assimilation des enfants abandonnés adoptés aux enfants engendrés) ; des mesures fiscales (impôt sur les célibataires, exemption du service militaire à tous les pères de famille, exemptions d'impôts aux pères de 5 enfants) ; des mesures politi-

ques (institution d’une fête annuelle des enfants et

dons aux mères de familles les plus nombreuses); des mesures médicales (création d’une école de médecine formant des médecins indigènes, d’hôpitaux, de dispensaires et d’orphelinats, de maternités indigènes, d'écoles de sages-femmes indigènes, de distributions gratuites de lait, de secours aux indigents chargés de famille, de brochures indiquant les précautions hygiéniques et médicales). Le résultat fut la renaissance de ce paye qui se dépeuplait.

Ces résultats faisaient dire au Dot Pinard :

«Lorsqu’en France il y aura intérêt à avoir des enfants, lorsque ces derniers au lieu de constituer des charges,

pourront devenir un profit plus ou moins immédiat pour les familles, .alors seulement on verra sûrement et

rapidement se produire l’augmentation de la natalité

dans notre pays !».

En Algérie, pays de natalité et de mortalité Rs

où chaque année, chez les indigènes, il y a de véritables

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