‹ Contribution à l'Étude de la Protection des Enfants en bas âgeChapitre 6 sur 28 · NE LA · texte numérisé non relu

NE LA

pour lesquels co etant du nombre de leurs enfants ne devrait pas être une source d’appauvrisse- : ment, pour ne point qu'ils restreignent la natalité . dans leurs familles. :

Un remanîment de notre budget, une Fe te profonde des lois successorales, une échelle nouvelle d'impôts frappant les célibataires et les ménages sans enfants, une transformation des lois militaires en faveur des pères de trois enfants et plus, pourraient seuls y parvenir.

C’est le bouleversement souhaitable, certes, mais : long à accomplir, de tout l’état social actuel. Il faut

.! donc nous attaquer à l'ennemi que nous pouvons com-

battre plus rapidement ét aussi plus efficacement : la mortinatalité et la mortalité infantiles.

On peut diré avec le D' Gæpfert (1) que la mortinatalité reconnaît une cause principale : le surmenage de la femme enceinte.

« Surmenage physique de la femme mariée, surmenage physique et tortures morales de la fille-mère, surmenage physique de la mondaine — vain et improductif celui-là — telles sont les causes principales de la mortinatalité».

Certes, d’autres facteurs étiologiques viennent s'y ajouter. La syphilis, l'alcoolisme, le paludisme, la tuber-

culose, la blennorragie ont leur part dans l’hécatombe

infantile ; mais la principale cause est la situation de l’ouvrière, depuis celle qui travaille à l’usine jusqu’à ‘F employée, et la situation de la femme victime du pre jugé de la fille-mère.

M. Barella (2) (Rapport à l’Académie alé de Médecine de Belgique) dit : « En France, en Belgique, par- « tout au-dessous d’un an, il meurt, toutes proportions

(1) Gœpfert : Protection et assistance de l'enfant. (Thèse Nancy, 1904).

(2) Bernson : Nécessité d’une loi protectrice pour la femme ouvrière. (T'hèse, Lille, 1899).

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