LENS
« gardées, beaucoup plus d'enfants illégitimes que d’en- « fants légitimes. D’après un tableau dressé par Bertillon, «sur 1.000 enfants légitimes mâles en France, il en
« meurt 207, 3 dans la première année de la vie, tandis
« que 432 succombent sur 1.000 illégitimes. A Bru- «xelles, il meurt, en moyenne, par année 238,9 enfants «illégitimes contre 186,7 légitimes. »
A Kœænigsbero, il est mort, dans la période 1875-82 (1) 55,82 %, d'enfants illégitimes et 27,41 1% d'enfants er times de 0 à 1 an.
Le Dr Delobel (2) indique que dans le département de l'Oise, il a constaté 6,97 % de décès chez les enfants légitimes et 9,80 % chez les illégitimes. |
C’est dans la protection et l’ assistance que nous de- . vrons chercher une arme contre ce fléau. C’est dans la «trinité tutélaire», selon l'expression du professeur Pinard, dans la protection sociale, légale et médicale que nous trouverons un remède.
Protection et assistance de la mère avant et après l'accouchement, soins physiques, matériels et moraux, pour l’ouvrière, l’employée, la domestique mariée ou
non, tel est le but à atteindre pour, sinon augmenter la natalité, du moins enrayer la mortinatalité. :
Il faut surtout rayer le mot « fille-mère» de notre langue, il faut par la maternité secrète, telle qu’elle est pratiquée à Paris et les grandes villes de France, sauver
la mère de toutes les pensées d’avortement et d'infan- .
ticide, auxquelles la contraignent les préjugés courants.
Il faut des asiles qui l’abriteront pendant l'allaitement
et lui faciliteront ce devoir, Il faut, enfin, qu’elle soit assistée au même titre que les femmes légitimes par l’Assistance privée et publique.
(1) Bernson : Nécessité d’une loi protectrice pour la femme ouvrière. (Thèse, Lille, 1899).
(2) Delobel : 25 années de protection des enfants du 1°
âge dans le département de l’Oise (1899- 1918). (Le ANOHETISEQRE novembre 1916).
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