‹ Contribution à l'étude de la prothèse immédiate et de la prothèse tardive dans les résections du maxillaire inférieurChapitre 12 sur 26 · NOT TR · texte numérisé non relu

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par M. Maurice Roy, élève du service et chef de clinique à l'Ecole Dentaire de Paris. Le 2 novembre, je pratique l’extirpation de la moitié droite du maxillaire inférieur avec désarticulation du condyle. Une partie de la peau adhère tellement au néoplasme que j'en pratique l’extirpation avec la tumeur. L'appareil prothétique est mis en place séance tenante; la réunion cutanée est effectuée dans toute l'étendue, malgré la tension; la réunion est obtenue par première intention. La pièce prothétique. formée d’un demi-maxillaire en caoutchouc durci, creusé de canaux, comme l'a indiqué M: Martin, est fixée par deux petites plaques à la face antérieure de la moitié gauche du maxillaire. En arrière, l'appareil est maintenu par une bande métallique plus large que les bandes antérieures, fixée seulement sur le maxillaire artificiel et venant simplement s'appuyer dans l'étendue d’un centimètre sur la face postérieure du maxillaire inférieur gauche osseux.

. Un appareil prothétique destiné à être relié par un ressort au maxillaire artificiel est appliqué séance tenante au maxillaire supérieur.

Au réveil, le malade fait mouvoir le maxillaire inférieur avec une facilité remarquable; la portion remplacée suit à merveille les mouvements de la moitié restante. Pansement extérieur iodoformé. Lavages incessants de la bouche avecune solution d’eau chloralée à 1 0/0. Grâce au système de canaux intérieurs, l'irrigation de toutes les parties en contact avec l’appareïl est parfaite, la guérison s'opère très rapidement; il n’y a aucune espèce d’accidents infectieux, aucune élévation de température. Sept jours après la réunion est totale ; on enlève les crins de Florence superficiels.

Aujourd’hui, au douzième jour, le malade remue facilement la mâchoire; il mange facilement les soupes, et parle d’une façon très convenable. En un mot, le résultat est des plus satisfaisants.

Malgré la résection cutanée que j'ai dû faire en raison de l’'adhérence existante, il n’y a pas eu la moindre désunion, la plus petite fistule,

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À la place de ces grosses déformations qui résultent de la résection d’une moitié de la mâchoire inférieure, déviation et déformation considérables, défaut de concordance des dents, gène de la mastication, gêne de la parole, on voit que le malade remue facilement la mâchoire; les dents supérieures et inférieures sont en concordance parfaite. Il n’y a eu aucune de ces complications graves : infection, septicémie, si fréquentes après les résections ordinaires, et ces avantages sont manifestement dûs à l'appareil d'irrigation contenu dans le maxillaire artificiel.

L'appareil est définitif; une pièce de caoutchouc durci, mobile, remplace provisoirement les dents. Un petit ressort placé au bout de quelques jours relie le maxillaire inférieur à la pièce prothétique placée à la face inférieure ou palatine du maxillaire supérieur.

En résumé, le résultat immmédiat de cctte prothèse m'a paru tout à fait digne de l'attention de mes collègues de la Société de Chirurgie. Il ne me paraît pas douteux que l’appareil de M. Martin réalise merveilleusement la restauration esthétique et fonctionnelle de la moitié manquante du maxillaire inférieur. Ni les restaurations secondaires si difficiles, si laborieuses, si rarement suivies de bons résultats, ni les appareils plus simples comme ceux qui ont été préconisés en Allemagne par Bœnnecken n'auraient donné un aussi beau résultat.

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