OBSERVATION V
M. Ca. Gonox. — Extrait d'une communication faite:
au Congrès dentaire de Chicago de 1895.
(Revue Internationale d'Odontologie, 1893.)
M. B..., 38 ans, se présentait, le 25 juillet 1893, à la maison de santé municipale Dubois, dans le service du docteur Prengrucber, chirurgien des hôpitaux.
Il était atteint d’un cancer de tout le plancher de la bouche ayant envahi la partie moyenne du maxillaire inférieur, et la partie inférieure et profonde de la langue dans le tiers de son étendue environ. ©
Ce malade me fut envoyé par le chirurgien avant l'opération, dans le but de préparer l'appareil en caoutchouc destiné à remplacer immédiatementaprès l'opération, suivant la méthode du docteur Martin, de Lyon, la portion d'os qui devait être enlevée.
Non sans quelque difficulté par suite du gonflement de la langue, je pris l'empreinte de la mâchoire inférieure, puis de la mâchoire supérieure, l'empreinte du menton et la mesure de la hauteur de la mâchoire inférieure.
Le lendemain, l'opération eut lieu ; le docteur Prengrueber fit l'ablation de la branche transversale, à partir de la canine droite jusqu’à la seconde petite molaire gauche, tout le plancher de la bouche, une bonne moitié de la langue et des tissus de la région sus-hyoïdienne.
Nous lui posâmes immédiatement l'appareil que nous avions préparé suivant la méthode indiquée si clairement par M. le docteur Murtin dans son livre sur la Prothèse immédiate appliquée à la résection des maæxillaires, et que nous avons rappelée plus haut,