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sept minutes, mais, en raison du prompt échauffement du tube, nous avons été obligés de ne procéder que par intermittences, toutes les secondes, de sorte que le temps de repos a été en moyenue neuf fois supérieur à la durée des effluves. Le résultat de notre planche nous montre que le cinquième métatarsien est complètement reformé et normal, ce qui s'explique par le peu d’étendue des lésions à ce niveau, mais le quatrième, qui a été refaiten entier dans sa coque périostique conservée, se montre plus irrégulier, comme on le voit facilement sur notre épreuve.
DE LA PROTIIÈSE OSSEUSE. PROPREMENT il | DITE MES |
En 1889, Rose, Kronlein (1) en mai 1800 incorporèrent dans des cavités osseuses des fragments volumineux d’ivoire qui s’enkystèrent sans produire d’accidents. Salzer en 1889 incorporait un cylindre de verre dans la cavité médullaire des os longs. Gluck en août 1890 publiait dix cas d'inclusion de cylindres ou d’articulations d’ivoire. Ces corps étrangers déterminaient une irritation périostique et la formature d’un cal ; peut-être même, pensait Gluck, l’ivoire était-il peu à peu résorbé à la facon de l’os décalcifié. Pour lui, l'appareil ne servait qu’à fixer complètement les fragments, et les substances non résorbables, aluminium, caoutchouc durci, etc... pouvaient produire le même résultat.
Depuis, on s’est servi fréquemment d’attelles d'aluminium (2) vissées dans les os par des vis de platine pour
(4) KRONLEIN. Sarcome du radius, os artificiel en ivoire. Corresp. Blatt. für Sechweizer Aerlze, 1er juillet 1890.
(2) DorzY. De la prothèse interne, au moyen d’attelles d'aluminium, dans le traitement des pseudarthroses. Thèse de doctorat. Lille 4894. Cf. Congrès de Chirurgie. Paris, 25 octobre 1895,
fixer les fragments osseux dans les fractures difficiles à maintenir réduites, les pseudarthroses, et toujours avec d'excellents résultats.
Cette question de tolérance est donc bien résolue : en 1892 Eiselberg (1) présentait plusieurs cas de perte de Substance! érâniennes obturées avéc Succès par des plaques de celluloïde et concluait à leur parfaite inocuité. En 1892, M. Berger (2) enlevait une plaque de celluloïde quatre jours aprèsson inelusion dans la voûte cranienne : « La plaque adhérait aux tissus voisins :autour d’elle, il «n’y avait pas de pus. À défaut de plaques osseuses, on « peut se servir de plaques de celluloïde, qui ne provo- « quent aucune inflammation »
Depuis ce temps Gluck à publié de nouveaux résultats : chez deux enfants, la première phalange de l'index, entièrement enlevée pour tuberculose, fut remplacée avec succès par une tige d'ivoire : la forme et la fonction du doigtfurent conservés. Chez une malade, la moitié inférieure du cubitus, chez deux autres une partie de la diaphyse tibiale, chez un dernier enfin, une partie de l’humérus reséqué pour osteosarcôme furent remplacées avec succès parles attelles d'ivoire. En 1895 (2) il citait de nouveaux résultats de prothèse par ce procédé, ainsi que celui qu’il a obtenu chez un jeune garçon chez qui il reséqua un long fragment du maxilliaire inférieur at-
(1) EisezBerG. Société império-royale des médecins de Vienne. Bull. méd. 1891, p. 547.
&) BerRGER. Société de Chirurgie (séance du 127 oc . 1892). Bull. né: 1892, p. 1302.
(3) Gzucx. Société médicale de Berlin. Bull. méd. 1895, p. 499.
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teint d'ostéosarcôme ; il remplaça l'arcade osseuse manquante par une pièce en or : aussitôt après l'opération le malade ouvrant la bouche : au bout de quinze jours la plaie était cicatrisée. Depuis ce temps le malade mange comme tout le monde et broie même des croutes de pain.
En France, la prothèse osseuse ne restait pas pendant ce temps complètement inactive. À l’école de Lyon, les travaux impérissables de M. Ollier avaient donné une impulsion nouvelle à l'étude de la Chirurgie osseuse. En 1892, M. Gayet (1) publiait d'étude fort intéressante d’un cas de restauration du squelette de la face, avec tolérance parfaite d’un appareil métallique. Dernièremeni, Martin (2) citait des cas très curieux de restauration du nez au moyen d’une charpente de platine, en forme de trépied. Depuis longtemps déja, M. Péan se sert de petits appareils de platine iridié pour corriger la difformité que créent les pertes de substance du squelette du nez, consécutives à la tuberculose, la syphilis.
Lorsque cette charpente osseuse est détruite, il place entre la muqueuse des fosses nasales et les téguments une lame de platine moulée sur le squelette (3). Gette lame, percée de trous comme une passoire est chauffée à blanc pour assurer une asepsie parfaite, puis insérée dans
(1) Gayer (de Lyon). Restauration osseuse de la face avec des chevilles et des clous en platine iridié, Tolérance absolue. Buzl. méd. 1892, p. 40.
(2) Marti (de Lyon). Restauration du squelette du nez par un trépied de platine. Bull. med. 1895, p. 4 et 49.
(3) Fabriquée par Mathieu.
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les tissus. Plus tard, des tractus s’établissent entre les couches de tissu cellulaire qui doublent la muqueuse et la peau ; ces tractus passent dans les orifices dont est criblée la lame de platine, qui finit par faire complètement corps avec les tissus : la tolérance est toujours parfaite,
En décembre 1892, M. Michaels (1), à la demande de M. Péan, construisit un appareil de prothèse pour le maxillaire inférieur. La malade, âgée de vingt ans, portait une tumeur sarcomateuse assez volumineuse, dont l’ablalion nécessita une forte perte de substance de la branche hori zontale du maxillaire. Après l'opération, dont les suites furent bonnes, la mastication était impossible, et la parole très défectueuse. L’os réséqué mesurait une longueur de six centimètres, et les branches montantes, rapprochées par du tissu cicatriciel, ne pouvaient se prêter à une prothèse dentaire. I fallait donc établir une pièce de restauration du maxillaire lui-même, rendant à l'os sa longueur et sa forme primitives, de façon à ramener les fragments à leur position normale d’une façon immuable. M. Michaels songea à établir une pièce métallique se vissant sur l'os; et mesurant les dimensions et la forme de la perte de substance, il les reporta sur un squelette, auquel il refit la même opération, de façon à préparer sa pièce dans des conditions analogues à celles qu'elle devait plus tard remplir.
La pièce prothétique fut formée de deux fils de platine iridié de longueur convenable, linférieur de diamètre
(4) MicxaeLs. Appareils prothétiques destinés à remplacer les pertes de substance osseuse. Paris, Ecole dentaire, 1894.