‹ Contribution à l'étude de la prothèse osseuse (Os décalcifiés, plombage, prothèse proprement dite)Chapitre 14 sur 18 · INT AS · texte numérisé non relu

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double du supérieur. Ces deux fils furent maintenus pa-.. rallèles et écartés l’un de l’autre d’un centimètre par des anneaux de même métal sondés à l'or fin, La pièce, absolument rigide, se vissait aux deux extrémités par des pe-. tits boulons en or, à tête ronde, de façon à ne pouvoir blesser les parties molles. Faite à jour, elle permettait l'occlusion facile des tissus sectionnés et le rétablissement des mouvements musculaires par la réunion des parties. molles à travers les anneaux de l’appareil.

Le 4 février 1898, la pièce fut mise en place; les a ments furent suturés: tout marcha bien pendant huit mois, mais une récidive de la tumeur vient détruire le résultat. Cependant, si le cas était mal choisi pour le triomphe de la méthode, il prouvait qu'un appareil imputrescible, non résorbable, est bien toléré dans les tissus à condition d'être aseptique. L'ivoire employé par Gluck ne remplissait pas d’une facon absolue ces conditions : en effet l'ivoire se putréfie assez rapidement, mais ne peut être résorbé : il joue alors le rôle d’un corps étranger. Si on le décalcifie superficiellement, il peut s’organiser dans lazône décalcifiée à la manière de los décalcifié. De plus l'ivoire ne peut être aseptisé par la chaleur sèche qui le brûle, ni par la chaleur humide qui le transforme en chondrine et en gélatine. M. Michaels songea alors à employer le caoutchouc durci paraffiné pour construire un apareil prothétique destiné à un autre malade chez lequel M. Péan dut, pour üne tuberculose, reséquer la partie supérieure de l’humérus et l'articulation scapulo-humérale.

P... 27 ans, boulanger, marié. Père mort de bronchite chronique à 63 ans, mêre morte à 40 ans de pneumonie. Un frère mort à 28 ans d'une fluxion de poitrine, un autre à 21 ans, de la variole. Deux frères et une sœur bien portants. À 20 ans, adénites cervicales strumeuses qui cédèrent à un traitement médical iodoré. I y a trois ans douleurs vagues à l'épaule gauche, avec tuméfaction des ganglions de laisselle. Etat stationnaire pendant deux ans. En mai 1891 tuméfaction du volume d’un œuf de poule à la partie antérieure du bras, au niveau du tiers supérieur. En juin, une incision fit évacuer du pus, depuis fistule secrétant peu, mais sans interruption mouvements de l’épaule très limités.

15 février 1893. À l'examen, trajetfistuleux au niveau du tiers supérieur du bras : ce trajet qui donne un pus grumeleux et mal lié, conduit sur l’humérus. La pression au niveau de l'articulation de l’épaule fait sortir le pus plus rapidement. Cette région est très volumineuse, olobuleuse, empâtée; les mouvements de l’épaule sont douloureux et presque nuls. Le malade a pali:il est anémié. Bien que l’état général soit peu satisfaisant, le malade ne tousse pas, et on ne trouve qu’une respiration un peu rude aux sommets.

Le malade ayant refusé la désarticulation de l’épaule, M. Péan se décide à une opération moins radicale : le 11 mars, il reprend la première incision, divise les parties molles, et tombe sur le foyer purulent, qu'il vide avec soin ; puis il incise et détache le périoste depuis l’articulation jusqu’à la partie moyenne de l’humérus. L’ouverture de la capsule montre l'articulation remplie de pus ;

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