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radiques de beaucoup de maladies épidémiques tehdent à présenter des traits cliniques particuliers. Il semble probable que la psittacose et les infections Aertrycke seront reconnues comme identiques, ou tout au moins très rapprochées les unes des autres. Sans doute quelques-uns des mystères qui entourent les épidémies d'intoxication alimentaire seront éclaircies grâce à ces révélations inattendues ».
En somme il semblerait que l’histoire de l’étiologie de la spittacose soit l’histoire d’une erreur. Après que Gaston eût démontré la présence de diplocoques pathogènes chez les souris, et Netter des pneumocaques et des pneumobacilles chez ses sujets, Nocard parvint à assurer au bacille qui porte son nom, une situation prédominante dans l’étiologie. Il nous faut pourtant prendre en considération que, à l’époque ou Nocard décrivait avec précision le bacille nouvellement découvert, il ne pouvait y avoir grande clarté sur la signification des bacilles de la paratyphoïde et du groupe Gärtner. En effet, ce ne fut qu’en 1897 que leur représentant principal, le bacille B. de la paratyphoïde fut découvert en France par Achard et Bensaude ; il ne fut reconnu comme agent pathogène de la paratyphoïde qu’en 1900, par Schottmüller. Etant donné le peu de fréquence de la psittacose, il était d'autant plus difficile de faire abstraction des constatations impressionnantes de Nocard. Les nécessités étiologiques ne permettent pas aisément d'abandonner une chose nouvelle, positive, avant d’avoir autre chose en mains. Chaque observateur qui
avait à faire à la psittacose, était obligé de f’arranger avec le bacille de Nocard. Lorsque nous prenons en considération que les bacilles de là paratyphoïde sont extraordinairement faciles à cultiver, qu’ils poussent dans tous les milieux de culture usuels, que c'est justement dans le groupe typhoïde-paratyphoïde que l’agglutination triomphe le plus, il était forcé que la lecture critique de la littérature plus ancienne fît naître des doutes quant au rôle pathogène du bacille de Nocard. Pourtant, ce n’est que depuis la constatation d’Elkeles et d’autres que, dans tous les cas observés au cours de l’actuelle épidémie, les recherches tant bactériologiques que sérologiques, ont donné un résultat décidément négatif quant au bacille de Nocard — ce n’est que depuis cette constatation que l’on peut avec certitude exclure la corrélation entre le dit bacille et la psittacose. Seraitce alors le Para B. l’agent de la psittacose ? Voilà ce qu’en dit Günther: « L’infection du personnel médical et des infirmiers suffit à exclure un bacille paratyphique en tant qu’agent pathogène. Une semblable infection dans la pneumonie grippale — sauf en temps d’épidémie est un évènement inouï, qui e rencontre de parallèle que dans la peste pulmonaire. La transmission d’homme à homme — nous en avons fait la triste expérience à l’hôpital St-Georges — s'opère avec une facilité qui n’est comparable qu’à celle de l’exanthème aigu, à l’exception, peut-être, de la peste pulmonaire ». D’autre part il est actuellement admis de façon générale que les bacilles de la