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male à des conditions de vie aussi peu naturelles mettent les oiseaux en état de moindre résistance. D’autre part, les conditions défavorables de transport, où les oiseaux sont entassés nombreux dans la même cage, forment des circonstances néfastes dès qu’il s’agit de la propagation de maladies contagieuses. Cela n’exige aucun commentaire. Pourtant, il convient de ne pas perdre de vue que les points de départ pour cette maladie pourraient bien provenir d'autres oiseaux, sinon de l’homme. Voilà quelques faits intéressants: les jeunes oiseaux sont élevés par les femmes indigènes au moyen de grains et autres aliments qu’elles ont au préalable mastiquées — méthode, si l’on ose dire, idéale pour la propagation d'agents pathogènes. A bord des bateaux, l’éqipage et les passagers s'amusent volontiers avec ces & singes à plumes » (Brehm): quant aux perroquets de contrebande, leurs propriétaires souvent les soumettent à un long dressage afin de les apprivoiser assez pour augmenter leur valeur lors du débarquement. Dès que l’oiseau est entré dans une famille, il devient le jouet préféré de tous. Les uns et les autres le prennent dans sa cage, le caressent, lui parlent, s’efforcent de lui enseigner des tours, le nourrissent, lui tendent la nourriture du bout des lèvres. Il a donc de nombreuses occasions de s’infecter et, comme preuve que tout cela n’est point spéculation théorique, on peut invoquer les cas suffisamment nombreux de tuberculose humaine constatées chez les perruches.