CONTAGION
Un fait est intéressant à noter: malgré le grand nombre de perroquets malades introduits dans les familles, cette maladie est si peu fréquente. Bien plus : jusqu’ici, ni parmi les équipages de navires, ni parmi les gardiens de jardins zoologiques, on n’a constaté de véritable épidémie de psittacose; par contre, chez le oiseleurs on à pu déterminer plus d’une épidémie domiciliaire.
Un autre champ de recherches en vue d’éclaircir la question de la corrélation entre la psittacose humaine et celle des perroquets serait la contagion du perroquet par l’homme. Nous pouvons relever le cas suivant cité par M. Günther: un jeune perroquet, sain, est inoculé avec du sang prélevé sur une malade atteinte de psittacose au moment où la fièvre atteignait son point culminant, est mort 3 jours après. A l’autopsie on a observé une gastro-entérite avec altération du foi et de la rate. Les essais dans ce sens, jusqu’ici, ont été fort rares, et n’ont pas encore résulté en données utilisables.
Provisoirement, par conséquent, nous n’avons à notre disposition que les observations épidémiologiques pour appuyer la théorie de la transmissibilité de la maladie du perroquet à l’homme. Les communications à ce sujet foisonnent. Bien qu’une partie
D Ou
de ces observations ait un caractère fort peu sûr (Leichtenstern et d’autres appuient à juste titre sur le fait que des épidémies de pneumonie domicilaire éclatent sans corrélation avec des perroquets), il n’en demeure pas moins que beaucoup de rapports militent avec une extrême probabilité en faveur de la corrélation présumée. La transmissibilité de la maladie par le perroquet est admise à un tel point que nous appuyons notre diagnostic de psittacose sur les données épidémiologiques.
Ce qui caractérise les épidémies de psittacose, c’est que les personnes en contact avec les perroquets tombent malades, presque sans exception, peu de temps après avoir été exposées à la contagion. Et, si ce ccntact à été pour ainsi dire simultané, l’on observe la même simultanéité dans l’attaque du mal. En voici un exemple: F. K., sujet masculin, 50 ans, achète un perroquet qui meurt brusquement le 21 Novembre 1929. D’après les dires de l’épouse Panimal avait l’air hérissé et peu en train. L’homme prenait souvent le perroquet sur les épaules et se laissait becqueter par lui. Le 2 Décembre, le sujet tombe malade et présente une pneumonie à allure grave. La femme tombe malade deux jours avant son mari.
Pour l'instant, on ne peut émettre que des suppositions lorsqu'il s’agit de déterminer les sources d’infection, ainsi que le mode de transmission de l’oiseau à l’homme. Les soupçons se portent tout d’abord sur les excrétions diarrhétiques de l’oiseau malade, qui souillent son plumage ainsi que sa cage et qui, lors-