ALES
tout à fait surprenant dont voici un: À Kidderminster, en novembre dernier, un homme d’âge moyen fut atteint de la psittacose. L’on ne put constater aucun contact avec des perroquets, mais l’homme était un colombophile, et avait coutume de faire partie des jurys de concours ornithologiques.
Nous voyons donc que la contagion peut frapper des personnes qui n’auront fait que carresser la perruche ou se seront occupées d’elle pour les soins jour-naliers. Les chances de contamination s’accroissent pour ceux qui vont jusqu’à embrasser le volatile et il n’est pas besoin de dire que ce geste est fréquent chez ler possesseurs de ces animaux. Enfin, les personnes les plus gravement atteintes furent celles qui eurent le grand tort de les nourrir de bouche à bec, ainsi que cela se voit quelquefois.
Reste la question de transmission de l’homme ma:lade aux hommes sains, notamment au médecin ou aux gardes-malades. Les observations en sont rares, mais tout à fait probantes. Déjà Millienne dans sa thèse (1897) cite les cas suivants en faveur de la transmission de la psittacose d’homme à homme:
La femme $S., concierge, a vu la perruche d’une
femme V., maïs elle n’y avait pas touché. Son mari n’a pas même vu cette perruche, ce qui n’empêche pas äa femme $S... de succomber et son mari aussi à une preumonie.
Le D" Destrem qui soignaït les malades de la rue Dutot et de la rue Régnier lors de l’épidémie de 1892 fat pris de pneumonie et sa vie fut un moment en danger. Il n’avait jamais touché aux perruches,
Es por
Nous avons actuellement 3 cas de contagion inter-
humaine, concernant le personnel médical de l’hôpita! d’Altona. Il s’agit qu D° J... qui a contracté la maladie dans son service à on de Mlle $S..., infirmière, 37 ans, qui tombe malade 10 jours après son malade qu’elle soignait, et de l’infirmier garde-malade K..., ayant soigné le même malade et qui est atteint à son tour le 9° jour suivant le décès du dit sujet.
Le D Robert Hutchinson rapporte qu’il eut l’occasion d’observer un cas de psittacose au « London Hospital » au début de décembre et que, depuis, il avait eu connaissance d’environ 20 cas, dont deux rortels. Ces cas avaient été, pour la plupart, des epidémies domiciliaires, de 2 à 4 cas s’étant produits dans une maison où il y avait eu un perroquet. Dans presque la totalité des cas, il s'était agi d'un perroauet vert. L'opinion générale avait été que seuls les perroquets verts sont à incriminer, mais le rapporteur ne pense pas que cela soit abslument exact. Nous avons vu ailleurs ce qu’il fallait en peuscr. L'infection semblait avoir passé directement de l’animal à l’homme, bien que dans un cas il se fût agi d’une malade qui n’avait pas eu de contact intime avec un perroquet, mais avait soigné sa sœur, qui, elle, avait pris la maladie en premier lieu.
Nous devons donc admettre que, quoique très rare, la contagion d’homme à homme existe néanmoins et cela à son importance, comme nous le verrons au chapitre de la prophylaxie,
SYMPTOMATOLOGIE
La symptomatologie de la psittacose humaine a été décrite en 1897 par Dupuy et en 1899 par Leichtenstern de façon classique, et leur description à été complétée tout récemment par les communications de Fritz Meyer, Grunwald, Ehrmann et autres.
Nous pouvons diviser l’évolution de cette maladie en quatre périodes : 1° p. d’incubation, 2° p. de début, 3° p. d'état et 4° période de déclin.
1° La période d’incubation, c’est-à-dire le temps oui s'écoule entre le moment de l’infection et celui où elle se révèle cliniquement, est difficile d’évaiuer. On considère actuellement que ce temps varie de 8 à 9 jours en général (12 au maximum). Cette période est absolument silencieuse. h
2° La période de début s’annonce par des sensations de froid, un malaïse général, de Pabattement, de la prostration. Très souvent, dès le début, on note de violents maux de tête et du délire. Des douleurs vagues dans les reins, le tronc et les membres, une ecourbature plus où moins intense, ne sont pas rares. Parfois, l’on à observé de l’épistaxis. Il n’est pas rare de constater une soif presque inextinguihle. On note parfois des ulcérations de la muqueuse Ge la bouche et de la gorge, ainsi que des amygdales. Les troubles