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digestifs sont très fréquents. La perte de l'appétis est presque constante; les nausées et les vomissements sont moins fréquents. A côté d’une constipation ojii niâtre, on peut observer des cas avec diarrhée modérée.
Du côté de l’appareil pulmonaire, les symptômes sont très variables à cette période. Tantôt on ne trouve rien, tantôt c’est une bronchite, une pneumonie ou une broncho-pneumonie au début.
La fièvre monte jusqu’à 39°, 39°5.
3° Au bout de 5 à 6 jours tous ces symptômes s’aggravent et nous entrons dans la période d’état.
La température monte rapidement et franchement à 40° et plus; elle n’offre pas de baïsses importantes au cours de la maladie, reste plutôt en plateau et sa courbe se rapproche de celle de la pneumonie. D’autres fois la température tombe au bout de 3-4 jours — période d’apyrexie, nouvelle ascension thermique qui dure un temps variable et à laquelle succède une nouvelle période d’apyrexie. Le P° Peter insistait sur ce fait et rapprochaït la psittacose du typhus reccurent. Nous savons actuellement que ce phénomène est dû à la formation de nouveaux foyers d’hépatisation dans le poumon. gt
Du côté du cœur et des vaisseaux, on constate des lésions toxiques. Le pouls bat 110-120 fois à la minute ; il est petit et mou.
La langue est chargée, généralement bordée de rouge ; les papilles sont rougies et douloureuses. L’aspect de la langue fait songer plutôt à la grippe qu’à
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la typhoïde. Dans les cas observés lors de l’épidémie de Zülpich, l’on fut parfois frappé par la cyanose de la langue après l’avoir grattée. Dans les cas où avait eu lieu l’alimentation de bouche à bec, on a constaté un œdème des lèvres, parfois accompagné d’une eniure simultanée de la région sous-maxillaire. Exceptionnellement, on relève des plaques diphtéroïdes dans la bouche et dans la gorge.
Du côté de l’appareil gastro-intestinal on observe des troubles qui n’ont rien de caractéristique. L’anorexie, qui se retrouve dans toutes les observations, marche de pair avec la fièvre. Les vomissements sort piutôt rares; ils sont alimentaires ou bilieux, précédés de nausées. Il n’y à jamais de météorisme. Contrairement à ce qui se produit chez les oiseaux, la diarrhée n’est pas du tout une règle générale et, lorsqu’elle se produit, ne dépasse pas une limite modérée. Très souvent, au contraire, on constate une constipation opiniâtre.
L’examen du foie n’offre rien d’anormal. Les auteurs sont loin d’être d’accord sur le volume de la räte. Pour les uns elle est normale; les autres l’ont trouvée toujours hypertrophiée, dilatée, avec la région splénique légèrement douloureuse. Certains auteurs ont constaté même que la rate diminuaït de volume à mesure que la défervescence se produisait.
La respiration n’est pas accélérée. Elle ne le devient même pas — et cela est typique — lorsque, au 9‘-7° jour de la maladie, ou beaucoup plus tard, les symptômes physiques et auscultatoires révèlent une infiltration d’un lobe pulmonaire,
La pneumonie débute done à une époque variable. Elle n'apparaît pas sous l’aspect de la pneumonie franche aiguë; le grand frisson initial manque Ssouvent ou est remplacé par une série de frissons moins intenses. Le point de côté manque souvent aussi. C’est plutôt de la submatité que l’on trouve et pas de la matité franche, si caractéristique pour la pneumonie classique. Cette submatité est répartie en général dans plusieurs foyers simultanés soit dans un seul, soit dans les deux poumons. Plus tard on constate un râle crépitant intense et le soufile. Parfois on trouve des signes de broncho-pneumonie: râles souscrépitants fins dans toute l’étendue du noyau induré. Lorsque les foyers sont multiples, l’allure de la maladie devient de plus grave.
Un symptôme très frappant, dans la plupart des cas, c’est l’absence d’expectoration. Chez certains malades, il fut même impossible d'obtenir assez de matière expectorée pour pouvoir en faire un frottis. Parfois, on observe de l’expectoration glaireuse, exceptionnellement légèrement sanguinolente.
La toux ne se présente que très rarement, il est exceptionnellement question de pleurésie concomitante.
À cause de la négativité de tous ces signes extérieurs, il arrive très souvent que l’examen objectif de lPaffection pulmonaire démontre que celle-ci est déjà très avancée, alors que le sujet ne s’est guère plaint de troubles subjectifs éprouvés du côté des voies respiratoires.
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Par contre, les malades souffrent très gravement d'une faiblesse musculaire inacoutumée, de sorte qu’ils sont incapables de faire les moindres efforts physiques et ils présentent un aspect de pâleur, de grave intoxication. Dans presque tous les cas les malades se plaignent en premier lieu d’insupportables maux de tête, qui se manifestent souvent par des acces brusques à forme névralgique. En outre, ils souffrent beaucoup de pénibles insomnies, nécessitant l’admuinistration de hautes doses d’hypnotiques. Parfois on. voit se déclarer des troubles psychiques qui peuvent aller d’un simple engourdissement jusqu’à un délire déchaîné. Toutes les formes intermédiaires peuvent se rencontrer.
Il y a lieu d'ajouter que le revêtement cutané, en général, ne présente pas de symptômes pathologiques ; seul dans un cas cité par Rendu on trouve un exanthème à forme pétéchiale et, dans un autre, de Thomson, un érythème.
Quant au sang, une forte leucopénie serait même caractéristique pour certains auteurs (Günther) ; lorsque la pneumonie fait son apparition, le nombre des leucocytes s’accroît quelque peu.
Dans l’urine on note une légère albuminerie correspondant à la fièvre; pas d’autres symptômes particuliers.
4° Au bout de 15 à 20 jours de maladie, la période de déclin s’annonce par une défervescence qui se produit en 2 ou 3 jours; tous les symptômes s’amendent et disparaissent.
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La convalescence est en général longue et pénible ; il y a parfois des vertiges, des essoufflements et une grande fatigue. Le malade reste assez longtemps amaigri, déprimé et anémié. L’appétit revient vite et il est tel qu’on ne rencontre communément que dans les convalescences de la fièvre typhoïde.