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FORMES CLINIQUES ET COMPLICATIONS

A l'inverse de la forme commune, où la maladie débute par des phénomènes généraux, on à observé des cas qui débutaient par des signes locaux. C’est ainsi que Dubief cite des cas où la maladie s’est manifestée au début par un œdème de la face. Il s’agissait des malades qui nourrissaient les perruches de bouche à bec. Dujardin-Baumetz cite des cas où des plaques diphtéroides tapissant la cavité buccale et le pharynx signalaïent le début de l’affection. D’autres manifestations locales ont été citées notamment par Morange qui à observé des boutons rouges et douloureux sur la pointe de la langue.

On peut observer des formes légères qui rappellent ur embarras gastrique ou une grippe légère. Elles sont caractérisées par une lassitude, des douleurs vagues, de la céphalalgie, de la fièvre et des troubles digestifs légers.

La pleurésie est rare au cours de la psittacose. Néanmoins Thomson cite un cas qui s’est terminé par la mort où il eut une pleurésie confirmée à l’autopsie. Günther cite un cas de psittacose compliqué de pneumonie grave; au bout de 12 jours le malade a fait une crise d’œdème pulmonaire qui l’emporta.

La température qui présente en général de faibles

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oscillations peut prendre un caractère de fièvre intermittente. C’est ainsi qu’un malade présente des oscillations très étendues de 39°9 à 37°, du 14° au 17° jour de sa maladie.

A côté de ses formes il faut mentionner les manifestations nerveuses, moins fréquentes et se caractérisant par une agitation extrême. Peu à peu les symptômes infectieux s’aggravent, l'agitation et le délire se calment et la forme ataxique est remplacée par la forme adynamique. Dans certains cas les symptômes ataxiques s’entremêlent aux phénomènes adynamiques et réalisent le tableau d’un forme alaxo-adynamique. Günther cite le cas suivant:

Le malade K.. présente une pneumonie atypique du lobe moyen gauche, avec fièvre continue, sans toux ni expectoration. Au 16° jour de la maladie chute de la fièvre. Le lendemain léger délire qui le jour suivant avait augmenté de façon à motiver l’admission du malade dans le service. Les jours suivants on constate: état prononcé d’excitation violente avec signes d'aliénation mentale. Ces symptômes s’aggravent au point de nécessiter le transport du sujet dans un asile d’aliénés.

Une forme particulièrement intéressante est celle qu’on pourrait appeler: la forme parkinsonienne de la psittacose. Elle doit être très rare, mais Thomson en cite deux cas et nous avons eu la possibilité d’en observer un à l’état d’ébauche qui se caractérisait par un léger tremblement. Dans le premier cas de Thomson il s’agissait d’une femme de Worcestershire, qui

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présenta comme symptômes une température élevée, une cephalalgie surtout occipitale, une diarrhée légere et quelques vomissements. Aucun symptômes physiques anormal, sauf des râles crépitants très accusés dans le lobe supérieur du poumon gauche. Cette femme ne possédait pas de perroquet, mais elle aimait les oiseaux et avait soigné le perroquet malade d’une amie. Le tableau de la maladie présentait un trait frappant: à mesure que la température tombait, l’état général empirait. Les symptômes pulmonaires ainsi aue le ballonnement abdominal ne cédèrent que lorsque la température fut retombée à la normale depuis 10 jours. La malade était dans un état de stupeur somnolente, et pour ainsi dire indifférente à son eutourage ; elle ne parlait pas et restait immobile. C«ia aura pendant des jours. Son cas présentait une grande similitude avec la maladie de Parkinson.

L'autre cas fut celui d’une jeune fille juive à qui, selon une coutume locale israélite, on avait donné à l’occasion de ses fiançailles, un couple de perruches inséparables. L’un des oiseaux était très malade. La ‘jeune fille présenta de violents maux de tête, une température élevée et de la rigidité cervicale. Silence absclue dans le poumon; la ponction exploratrice ne permit de prélever aucun liquide et, à la pression avec l'aiguille, on avait l’impression de pénétrer dans un corps solide.

Cette malade également présentait l’aspect d’une parkinsonienne.

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