‹ Contribution à l'étude de la PsittacoseChapitre 24 sur 33 · OBSERVATION N° IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° IV

Il s’agit d’une femme de 45 ans, mère de quatre enfants, opérée antérieurement d’hystérectomie totale, pour salpingite et qui eut, à plusieurs reprises, des poussées de coli-bacillurie.

Elle fut prise, le 15 janvier, de céphalée frontale, de douleurs diffuses, de frissons, d’insomnie. La température s’installa, d’abord entre 38° et 39°, puis entre 39° et 40°. Elle pensa de suite, à un retour de la coli-bacillurie: mais les urines étaient limpides, sans trace de pus, avec une très faible quantité d’albumine.

Quelques jours après, la température dépassait 40° et restait en plateau, du deuxième au vingtième jour de Pinfection. Le pouls était à 80; la tension artérielle était abaissée à 9-7 seulement. On songea à une: fièvre typhoïde; mais la rate était normale; il n’y avait pas de taches rosées, pas de diarrhée.

Par contre, inquiétude nerveuse, irritabilité, ecphalée très vive, insomnie.

Surtout, on décela, à ia base droite, un foyer pulmonaire net, avec matité, râles sous-crépitants ; crachats non rouillés, sans caractère.

Quelques jours après, se manifestait un deuxième

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foyer pulmonaire à la base gauche avec quelques râles fins.

Ajoutons que l’hémoculture à été deux fois négative, ainsi que le séro-diagnostic à l’Eberth et au para À; cependant agglutination au 1/300° au para B. Or, ici encore, il y avait une histoire de perruche. En effet, le 1° janvier, aux boutiques du jour de l’An, la famille avait gagné, à une loterie foraine, une per-ruche qui paraissait bien portante. Pour qu’elle ne s’ennuyât pas, on lui avait acheté un compagnon sur les quais, quelques jours après.

Mais quand la dame se sentit malade, l’entourage, qui avait lu dans les journaux l’histoire de l’épidéwie de psittacose à l’étranger, suspecta les perruches et les vendit immédiatement, bien quelles parussent en bonne santé. On ne saït ce qu’elles sont devenues depuis.

L'évolution de l’infection a, depuis le 20, suivi un cours favorable: la température s’est abaïssée progressivement, les urines sont devenues abondantes; la tension, encore basse, est remontée à 10,5-6 le 3 février (vingtième jour de la maladie), à 11,58 le 7 février (vingt-quatrième jour). La malade reste adynamique et affaiblie ; mais elle entra en convalescence sans incidents. Le 15 février la malade était apyrétique.

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