TRAITEMENT
Nous ne saurions mieux faire que de citer au début de ce dernier chapitre, l’article de E. Vincent que nous avons déjà mis si souvent à contribution.
« 1° S’efforcer d'obtenir la résolution; 2° ouvrir le plus tôt possible le foyer de suppuration; 3° favoriser l'écoulement du pus; 4 obtenir le plus rapidement possible la cicatrisation du foyer ; o° soutenir ou relever les forces du malade : telle est la quintuple tâche du traitement. »
On ne peut que s’associer pleinement à ces conclusions, aussi ne discuterons-nous que la première : obtenir la résolution. On a cité des cas où l’inflammation musculaire avait paru rétrocéder, mais ces cas étaient-ils bien des psoïtes et non des phlegmons sous-aponévrotiques ou sous-péritonéaux.
Ce que l’on peut dire c’est que le meilleur traitement au début est, comme le veut Marcano, l'immobilisation du membre mais non pas comme il le conseille à l’aide d’une attelle plâtrée qui masque la région.
La seule médication interne qui semble indiquée est, comme dans toutes les suppurations longues, l’injection de sérum artificiel à haute dose qui remonte le malade. Quant au traitement local, il consiste en l’ouverture