‹ Contribution à l'étude de la PsôïteChapitre 12 sur 26 · ARR · texte numérisé non relu

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rapide du foyer. Nous ne signalons que pour mémoire les ponctions évacuatrices, l'ouverture par les caustiques pour arriver à la seule méthode aujourd’hui applicable, celle du bistouri.

On peut dire que c’est le jour où pour la première fois un chirurgien a ouvert une psoite que s’est engagé la discussion sur le manuel opératoire dans cette affection. C’est que de tout temps les auteurs se sont aperçus de la difficulté qu’il y a à bien viderle foyer et par conséquent à tarir la suppuration.

Pendant longtemps on ouvrit la psoïte au point où la tumeur proéminait, à l’aine, à la cuisse, à la région lombaire.

Cependant il est une incision dite d'élection, incision qui se pratique en dehors de l'artère épigastrique, audessus et parallèlement à l’arcade crurale et à 2 centimètres au-dessus d'elle, en dehors de l’épine iliaque antéro-supérieure. Cette incision a l’inconvénient de passer par la fosse iliaque; il faudra agir avec prudence afin d'éviter l’issue brusque du pus.

L'incision lombaire a sa raison d’être lorsque le pus collecté très haut vient après avoir perforé l’aponévrose du carré des lombes faire saillie dans le triangle de J.-L. Petit. L’incision se fait verticalement sur le bord externe de la masse sacro-lombaire. Cette opération n’a du reste été pratiquée que rarement.

On a fait l’incision également dans le triangle de Scarpa, le long du couturier en dehors des vaisseaux fémoraux lorsque le pus se collecte dans la région cœcale.

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Labbé fit une incision sous l’arcade crurale, puis une seconde vers le petit trochauter. De la Motte fit une contre-ouverture au Jarret.

Si le foyer se collecte dans la fosse iliaque et tend à remonter vers la crête, on pratique l’incision le long de cette crête. Le plus souvent dans ces cas la myosite est secondaire à une ostéite de l’os coxal.

Enfin avant de décrire le procédé opératoire qui nous semble le meilleur, nous devons dire quelques mots d’un mode de traitement préconisé par l’école de Lyon : la trépanation du bassin.

Cest le professeur Ollier qui pratiqua le premier en France cette trépanation pour faciliter l'écoulement du pus de la fosse iliaque. Cependant Percy en 1792 conseillait déjà cette méthode.

Després conseilla aussi dans la thèse de Pêcaut en 1880, le drainage des os. M. le professeur Le Dentu apporte dans les Annales des maladies des organes génitourinaires, d'août 1885, un cas de trépanation de l'os iliaque pour une fistule rénale. Mais la première trépanation de l’os dans la psoite fut faite par Gangolphe en

Son cas unique fut du reste suivi de mort.

M. Condamin eu 1888, reprend cette étude, il établit les points de repère, montre que c’est au niveau d’une ligne menée de l’épine iliaque antérieure et supérieure à l’épine iliaque postérieure et supérieure, point le plus déclive, qu’il faut trépaner.

Enthousiasmé par le résultat de l'opération unique de Gangolphe, M. Condamin, plein de son sujet comme le dit M. Vincent dont il est l’élève, n’hésite pas à pré-

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coniser cette trépanation avant même la production de pus.

Depuis, plusieurs autres trépanations ont été tentées, mais nous voyons qu’elles furent toujours combinées à des ouvertures soit lombaires soit crurales.

Le procédé de M. Ollier consiste à trépaner en arrière. entre les épines iliaques postérieures. Verneuil conseillait la trépanation de la partie postérieure de la crête iliaque. Encore une fois, la diversité de ces procédés montre mieux que toute statistique qu'aucun ne fut déclaré très bon.

Notre faible compétence ne nous permet pas de conclure; il est évident que chaque chirurgien cherchera par un procédé sien à obtenir une guérison plus rapide que dans les cas déjà vus. Mais il nous semble que la chose véritablement importante, c'est non pas de régler une opération type, mais de bien mettre en lumière qu’on ne saurait ouvrir trop largement et trop hâtivement un foyer qui a une tendance si marquée à ne pas se vider.

Faire une incision unique est donc inutile, car nous l'avons répété, le psoas est contenu dans un canal déclive, le pus ne descendra peut-être pas toujours à l’extrémité inférieure, c’est à dire à la cuisse, mais il n’aura aucune chance de remonter dans la région lombaire s’il est emmagasiné dans la région crurale. C'est indiquer par là même où doivent dans les cas types se faire les incisions. Où pourra-t-on voir la stagnation s’établir ?

(1) Condamin. De la trépanation du bassin comme traitement de la psoïte. Lyon, 1886.

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Rarement à la région lombaire où le psoas est comme cylindrique et nettement vertical, mais à la fosse iliaque, dans le triangle de Scarpa, enfin près de l'insertion inférieure trochantérienne. C’est là que doivent être faites largement les trois incisions de nécessité, la première parallèle et supérieure à l’arcade crurale et venant en dedans de l’épine iliaque antérieure et supérieure; la deuxième verticale, entre le couturier en dehors, les vaisseaux fémoraux en dedans, enfin la troisième un peu au-dessus de l’insertion trochantérienne du muscle.

L’incision lombaire se fera lorsque la collection sera nettement supérieure.

Quand à la trépanation, certes sile malade se cachectise, si la suppuration considérable ne cesse pas, on sera en droit de la tenter. Mais nous croyons et les observations sont là pour le dire qu’une intervention hâtive avec les ouvertures que nous venons d'indiquer suffiront largement à drainer le ou les foyers et que la guérison dans ces cas sera obtenue sous une complication opératoire souvent inutile et quelquefois dangereuse.

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