‹ Contribution à l'étude de la PsôïteChapitre 14 sur 26 · EURE EL · texte numérisé non relu

EURE EL

Antécédents héréditaires : Rien de particulier à signaler. ;

Antécédents personnels : Aucune maladie jusqu’à ces derniers temps.

Réglée à 15 ans.

Règles toujours régulières.

Au commencement du mois de mai 1898 ; la malade, en voulant s'asseoir sur une chaise, tomba de tout son poids assise sur le sol. Dans sa chute, elle essaya de se retenir; et fit alors un violent effort à la suite duquel elle sentit, ditelle, une sorte de craquement douloureux dans l’aine droite. Quoi qu’il en soit; la malade éprouva pendant plusieurs jours à la suite de cette chute un endolorissement vague au niveau de la région iliaque gauche. Get endolorissement disparut peu à peu complètement; et le mois de mai se termina sans incident.

Dans les premiers jours du mois de juin, la malade jusque-là très bien portante, se sentit très abattue. Elle avait de violents maux de tête, de la fièvre, le soir, de la doufeur dans les deux fosses iliaques, des vomissements et de la diarrhée couleur jaune ocre, pas d'épistaxis.

Le médecin appelé diagnostiqua une fièvre muqueuse : et prescrivit une alimentation liquide et du sulfate de quinine à l’intérieur.

Examen de la malade à l'entrée :

Inspection : La malade a l'air un peu abattue. On ne constate pas de tumeur nette, soit au niveau de la fosse iliaque, Soit au niveau de la région lombaire où la douleur semble avoir maintenant son maximum d'intensité.

Pas d’attitude spéciale des membres inférieurs. Cependant la malade met volontiers en flexion légère le membre correspondant au côté malade.

Palpation : L’exploration de la région lombaire est extrèmement douloureuse et semble révéler un empâtement profond. La palpation de la fosse iliaque est également douloureuse, mais ne révèle pas de tuméfaction profonde.

Organes génito-urinaires : Rien à signaler du côté de Pappareil génital. L’urine est normale.

Appareil digestif : La malade a continuellement des nausées, rarement des vomissements. L’inappétence est complète. La diarrhée reparait encore de temps à autre.

Rien aux poumons.

Rien au cœut.

Température : le 1er août au soir, 39,4. Le pouls est à 130; petit, mais régulier.

D'après les symptômes qui précèdent, on soupçonne un phlegmon périnéphrétique ; toutefois, comme lopération ne semble pas urgente; on préfére attendre un peu pour voir le diagnostic se confirmer.

2 août. On prescrit à la malade le régime lacté

Température du matin, 37,6.

— soir, 37,4.

Cet état persista une douzaine de jours, puis tous les symptômes que nous venons d’énumérer disparurent; sauf la douleur qui persista au niveau de la fosse iliaque gauche.

Toutefois, cette douleur fut tout d’abord supportable ; puisque dans les derniers jours de juin, la malade se leva et put très bien aller et venir sans boiter.

Au commencement de juillet; l’état général était très satisfaisant; les troubles digestifs avaient disparu; tandis que l’appétit et les forces étaient au contraire revenus ; mais les phénomènes douloureux persistaient toujours ; et

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loin de s’amender s’exagéraient au contraire tout en changeant de forme.

La douleur maintenant sourde, continuelle, présentait parfois des exacerbations soit spontanément, soit sous linfluence du moindre effort. De plus, elle n’était plus localisée comme autrefois au niveau de la fosse iliaque gauche, mais elle s’irradiait en haut du côté de la région lombaire.

Vers le milieu de juillet, la malade dut se remettre au litet le garder continuellement. A ce moment, la fièvre vespéraleavait reparu.On fitalors venir le médecin de lafamille qui après avoir observé la malade pendant quelques jours; diagnostiquer un phlegmon périnéphrétique ; déclara une intervention chirurgicale indispensable et envoya sa cliente à l'hôpital Necker, salle Lenoir, le 1er août.

3 août. Température du matin, 27,2.

ne = soir, 37,8.

4 août. Température du matin, 38.

— — soir, 39,4.

La malade esttrès abattue; et devant l'intensité de la fièvre, M. Morestin ordonne de préparer la malade pour le lendemain.

5 août. Température du matin, 37,6.

Opération, M. Morestin : Anesthésie à l'éther.

On fait à la région lombaire une longue incision de 12 à 14 centimètres, oblique en bas et en dehors, et commençant en haut à environ 4 centimètres au-dessous de la douzième côte, pour se terminer en bas à 2 ou 3 centimètres au-dessus de la crête iliaque. Cette incision donne issue à environ un tiers de litre de pus épais, très fétide.

La cavité de l’abcès est drainée avec deux gros tubes de caoutchouc. Pansement à la gaze iodoformée.

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