‹ Contribution à l'étude de la PsôïteChapitre 6 sur 26 · ENT · texte numérisé non relu

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logie de la psoïte est très simple, car alors l’agent pathogène est porté d'emblée à l’intérieur du psoas où il se développe. Quand il n’y a pas de plaie, la contusion détermine alors une déchirure partielle des fibres du psoas qui s'accompagne d’un épanchement sanguin, et cet épanchement si léger soit-il, suffit quelquefois pour attirer l'invasion microbienne.

D'autre fois le traumatisme estindirect, et alors il peut consister soit en uu effort du muscle, soit en une contraction musculaire violente, soit enfin en des efforts répétés dans un travail pénible, dans une marche forcée, par exemple. Dans ce cas il se produit alors à l’intérieur du muscle psoas une accumulation de déchets organiques qui eux aussi constituent une voie d'appel pour l'infection.

Causes déterminantes

Nous n'avons pas beaucoup à insister ici sur cette dernière catégorie de causes.

En effet les agents pathogènes qui représentent ces causes déterminantes n’ont pas encore été bien étudiés ; et l’on peut dire que la bactériologie dela psoite n’existe pas.

Toutefois en raisonnant par analogie, avec les autres suppurations localisées on peut admettre les hypothèses suivantes :

Dans les psoïtes par propagation, l’agent infectieux qui détermine la maladie initiale détermine également la psoïte. Celle-ci est-elle par exemple consécutive à une

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appendicite, on trouvera le bactérium coli en grande abondance.

Dans les psoïtes qui compliquent les maladies infectieuses, on peut retrouver soit l’agent spécifique de la maladie causale, tel que le bacille d'Eberth par exemple, soit encore le streptocoque ou le staphylocoque, c’est-àdire l’un quelconque jdes principaux microbes, des infections secondaires, ou même ces deux microbes ensemble.

Dans les psoïtes traumatiques enfin, on a jusqu'ici constaté surtout la présence du streptocoque. Nous même nous l'avons rencontré deux fois dans deux observations de psoïte traumatique que nous publierons tout à l'heure,

Quant à la voie suivie par des agents infectieux elle est variable suivant les cas, très souvent impossible à déterminer. Quand il y a traumatisme et plaie, il est évident que les microbes sont d’emblée portés à l’intérieur du muscle psoas, quand il s’agit d’une psoïte par propagation, les agents pathogènes cheminent de proche en proche à travers les tissus ou suivent les vaisseaux lymphatiques, quand la psoïte complique une maladie infectieuse,c’est la voie sanguine qui est la voie d'apport. C’est encore sans doute la même voie que suivent les microbes, quand le psoas est envahi à la suite d'un traumatisme indirect.

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