III. — Formes gravidiques
Les pyélonéphrites gravidiques sont très fréquentes. Elles sont dues, le plus souvent, au colibacille. Cette complication, qui survient généralement après le sixième mois d’une grossesse, s'explique par la triple compression qu’exerce l’enfant sur le rein ‘et l’uretère droit, sur l'intestin, et peut-être aussi sur les vaisseaux du rein, favorisant ainsi la stase urinaire, la stase fécalé et la stase veineuse. Issu de l'intestin à la faveur de la constipation rebelle et de la lésion de la muqueuse, qui en est la conséquence, Le bactérium coli vient émigrer et se fixer dans le rein droit après avoir passé dans le sang.
On peut observer aussi des pyélonéphrites non colibacillaires dues à l’entérocoque, streptocoque, staphylocoque, etc. Les unes coinme les autres peuvent s'accompagner d’hématuries (Obs. XX, XXI, XXI), et il semble bien qu'on puisse leur rattacher un certain nombre d’hématuries dites essentielles de la grossesse.
Ajoutons que, dans la plupart des cas, les pyélonéphrites gravidiques présentent une distension considérable de l’uretère avec importante rétention pyélo-rénale.