‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite à forme hématurique sans rétentionChapitre 47 sur 48 · OBSERVATION L · texte numérisé non relu

OBSERVATION L

(MERCIER et PErRARD, Journ. d’urol., oct. 1926.)

Mme C.., âgée de 29 ans, salle Lailler, lit 8, entre à l'hôpital, le 3 mars 1926, pour une hématurie abondante apparue le 28 janvier 1926. Cette hématurie, d'apparence totale, s’est installée spontanément et s'accompagne de caillots. Son abondance est considérable, donnant à l'urine une coloration noirâtre. 11 n'existe aucun autre symptôme, aucune douleur, aucune élévation thermique. À

Antérieurement, le 10 mai 1924, cette malade a subi une néphrectomie droite pour tuberculose à forme hématurique.

La guérison s’est maintenue parfaite, sans aucun incident, jus- : qu’au jour où s’est produite cette hématurie, qui l’amène actuellement à l’hôpital.

La palpation du rein est négative. La cystoscopie montre une vessie saine; au niveau de l’orifice urétéral gauche, on observe des éjaculations franchement sanglantes.

Malgré les antécédents et la présence de caillots, on pense à une néphrite hématurique.

Un traitement médical purement symptomatique est d’abord institué : injections répétées d’anthéma, puis injections intraveineuses de chlorure de calcium, à la dose de 0 gr. 50, jusqu’à concurrence de 2 gr. 50. Ce traitement n’amène qu'une légère diminution de l’hématurie.

On décide de pratiquer un cathétérisme thérapeutique de l’uretère gauche. Une sonde est montée jusqu’à 25 centimètres dans le bassinet. Nous y injectons quelques centicubes d’une solution de nitrate d'argent à 1 p. 100, puis nous retirons immédiatement la sonde.

Le soir même du cathétérisme, les urines reprennent leur coloration normale.

Leur examen histo-bactériologique donne le résultat suivant : pus abondant; nombreuses cellules épithôliales; innombrables bactéries (colibacilles).

L'hématurie est définitivement arrêtée et la malade quitte le ser-

vice quelques jours après.

OBSERYATION LI.

(ViozLer, Gaz. méd. du Limousin, mars 1927.)

Mme A... 49 ans. Hématurie avec frissons, fièvre, douleurs lombaires survenues brusquement il y a dix jours. Cathétérisme des uretères le 12 février 1926. Ejaculation droite

sanglante.

Examen histo-bactériologique :

Rein droit. — Pus abondant; cellules épithéliales; absence de germes.

Examen fonctionnel : 2

Rein droit :

Quantité totale, 43 centicubes:

Urée, au litre, 4 gr. 50; Chlorures, au litre, 6 gr. 50; DSP 125:p" 3100!

Rein gauche. — Cylindres granuleux; absence de pus; absence de

germes.

Examen fonctionnel (70 minutes) :

Rein gauche :

Urée, au litre, 5 grammes;

Chlorures, au litre, 8 grammes:

PHP: ep 00;

Traitement médical. Guérison en six semaines.

OBsERvATION LI.

(Vio cer, Gaz. méd. du Limousin, mars 1927.)

M. C.., 33 ans, hématurie avec fièvre, pollakiurie et douleurs ré: nales droites datant de trois semaines.

Cathétérisme des uretères le 20 janvier 1926.

Examen histo-bactériologique :

Rein droit. — Pus; absence de germes.

Rein gauche. — Absence de pus; absence de germes.

Examen fonctionnel (70 minutes) :

Rein droit Quantité totale, 17 centicubes:

Urée, au litre, 9 gr. 50;

Chlorures, au litre, 2 grammes; PS CRE 288 Di SLANE

Rein gauche :

Urée, au litre, 9 gr. 50; Chlorures, au litre, 3 gr. 50; Pr SeB%%20"n. AU!

Traitement médical. Guérison en deux mois,

OgsErRvarTion LILI.

(Pier, Soc. franç. d’urol., mars 1924.)

Femme jeune venue consulter tout d’abord pour de la pyurie sans Îréquence des mictions, son histoire clinique étant celle d’une pyélonéphrite banale.

Nous avons fait un double cathétérisme urétéral, qui nous montra une déficience légère du rein droit sur le gauche. La tuberculose était facile à éliminer cliniquement, confirmation en fut d’ailleurs fournie par une inoculation négative; nous pratiquâmes quelques lavages du bassinet avec amélioration de l’état local et même général.

Quelque temps après la malade vint nous retrouver parce qu’elle avait présenté des hématuries. Celles-ci ont récidivé, devenant de

plus en plus fréquentes et entraînant un état d’anémie notable, Nous

nous sommes donc décidé à intervenir. Nous pratiquâmes une décortication complète du rein avec péxie par les lambeaux capsulaires. Les hématuries ont cessé pendant huit mois. Elles ont récidivé depuis.

Craignant toujours que cette malade, jeune et dans des conditions sociales modestes, ne fit une tuberculose latente, nous avons refait une nouvelle inoculation, qui se montra négative comme la première, et'une nouvelle exploration rénale bilatérale nous fournit des résultats sensiblement superposables à la précédente, faite cependant deux ans auparavant, Radiographies nouvelles négatives.’ Quoi qu'il en soit, cette malade a repris assez rapidement et continue son pénible métier d’ouvrière en filature.

Ogservarion LIV.

(Pizær, Soc. franç. d’urol., nov. 1923, in Journ. d’urol., ) t. XVI, n° 6, déc. 1923.)

Mme G.., 29 ans, présente des hématuries à intervalles irréguliers depuis trois mois. Femme maigre, de teint jaunâtre. Elal général médiocre. Pas de sable urinaire, Intestin de fonctionnement nor-

Faure 7

mal. Douleurs au niveau du rein droit. Pyurie notable accompagnée de légère dysurie. |

Au palper, rein droit un peu abaissé et douloureux.

Cystoscopie : Vessie rouge comme dans les cystites banales. Baci les de Koch : absence à la recherche directe. Inoculations : négafi ves. Radiographie : négative.

L'examen direct des méats urétéraux ne nous fait pas découvrir le rein qui saigne, mais deux sondes urétérales, engagées doucement,

montrent des hématies nombreuses à droite et rien à gauche : æ

Rein droit. — Volume, 190 centicubes; aspect, trouble; urée, 3 gr. 25; chlorures, 4 gr. 45; hématies nombreuses.

Rein gauche. — Volume, 100 centicubes; aspect, trouble; urée, 3 gr. 20; chlorures, 4 gr. 35; hématies, 0.

Intervention : Rein normal; bassinet sans distension et sans calcul. Décortication et fixation du rein. Guérison. |

La malade est restée depuis six mois sans récidive, avec état général excellent.

OBsErvaTION LV.

(Docteur ComMENGE, rapportée pàr M. Veruac, Soc. franç. d’urol., mai 1924.) :

Jeune femme de 30 ans qui présente une hématurie durant presque sans interruption depuis trois mois. Le cathétérisme des uretères est pratiqué et des échantillons de l’urine séparée sont recueillis. L’examen histo-bactériologique décèle du pus dans l’urine du côté qui saigne; l'examen fonctionnel montre les deux reins égaux en valeur: Le diagnostic porté est celui de pyélonéphrite, et cependant on est obligé d'enlever le rein pour ainsi dire d'urgence, la durée de l’hématurie amenant un état d’anémie inquiétant.

A l’examen, le rein paraît normal. On trouve les traces de l’hémorragie; le bassinet présente une inflammation chronique,

OBsERvaTION LVI.

(In thèse Roger PETIr.)

Mme M..., 22 ans.

La malade rentre à l'hôpital le 8 mai 1927, au cours même d’une

hématurie abondante. Une précédente hématurie était survenue huit :

mois auparavant sans qu'un diagnostic étiologique fût posé. L’hématurie actuelle est à caractère total et ne cesse pas par le repos. Il n’y a pas de troubles de la miction, pas de douleurs lombaires, pas de fièvre. L'interrogatoire ne retrouve pas d’antécédents obstétricaux. Il n’y à pas de constipation.

Un examen d’urines donne les résultats suivants : Culot hémorragique important après centrifugation; présence de nombreux cocci et bâtonnets à Gram négatif.

La culture montre la présence de colibacilles et de staphylocoques. Une cystoscopie exploratrice est faite dans le but de reconnaître le côté hématurique. Ejaculations louches à droite, sanglantes à gauche. Il n’y à ni ulcérations ni granulations.

Le 15 mai, le sang a complètement disparu.

On fait alors une nouvelle cystoscopie pour exploration fonctionnelle. Des sondes 14 montent à droite et à gauche, sans difficultés, à 25 centimètres et ne vident pas de rétention.

Rein droit. — Volume, 5 centicubes; urée (concentration), 6 gr. 60;

colibacilles, rares.

Rein gauche. — Volume, 1 ce. 5; urée (concentration), 5 gr. 63; colibacilles, abondants.

La malade a été traitée au moyen de 6 injections intraveineuses

d'uroformine. j Le 31 mai 1927, un dernier examen d’urines ne constate que la

présence de mucus et de cellules épithéliales. a

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