ENQUETE
Les observations de M. FrumiInsHouz permettent de se demander si, à l'infection générale qui est à l’origine de presque toutes les pyélonéphrites, et dont les manifestations cliniques peuvent accompagner l’évolution de certaines d’entre elles, ne se surajoute pas un élément d'ordre toxique :
— soit qu’il s'agisse d’une toxémie propre à la gestation ;
— soit qu'il s'agisse de l’action des toxines sécrétées par le Colibacille (H. Vincenr).
ITI. EvoLuTioN DES IDÉES NosoLociQues. — ReBLauD intitulait son mémoire : « Des infections du rein et du bassinet consécutives à la compression de l’uretère par l'utérus gravide. » Il marquait aimsi l'importance attribuée au rôle mécanique joué par l’utérus gravide dans l’apparition de ces infections.
L'hypothèse de la compression de l’uretère dilaté au niveau du détroit supérieur, admise sans preuves, a été combattue par PEsrazozza et par CaATHaraA.
Les dissections du Professeur Couv£ezLaire (1910-1913) ont objectivement démontré l’étirement, l’aplatissement de l’uretère pelvien refoulé par le développement intraligamentaire du segment inférieur de l’utérus qui entraîne la gêne de la progression de l’urine et secondäirement la dilatation de la portion lombaire de l’uretère. Le Professeur CouveLaIRE a également montré que la localisation plus fréquente sur l’uretère dreit s’expliquait par l’inclinaison habituelle à droite de l’utérus, et surtout par sa dextrotorsion.
Le facteur mécanique dû à la compression par l’utérus gravide est donc bien prouvé, mais il ne joue qu’un rôle secondaire — « l’infection urinaire peut se développer chez la femme gravide dès les premiers mois, indépendamment de toute cause mécanique ».
Faut-il donc faire jouer à l’état de gestation le rôle primotdial dans la production de l'infection ? A-t-on le droit,