XX. — Anrrivar et Bremonp. — Pyélonéphrite de la grossesse à
forme toxémique (1931).
Secondipare âgée de 32 ans. Il n’v a pas eu d’incidents urinaires au cours de la première gestation.
Début au 32 mois par des douleurs dans l’hypochondre droit, des signes de cystite, de la pyurie et de la fièvre.
Pendant une douzaine de jours, les urines sont à peine louches, mais la douleur lombaire droite est plus violente qu au début. La température est normale le matin, elle est à 409 le soir, avee frissons. Les urines contiennent des colibacilles à l’état pur.
22 juillet : Cathétérisme de l’uretère droit qui évacue une rétention pyélique trouble de 40 ec. Instillation pyélique d’argyrol à 10 %,.
26 juillet : Cathétérisme de l’uretère droit. Rétention trouble de 30 ce. Sonde laissée à demeure pendant 48 heures et instillation d’osmo-vaccin trois fois par Jour.
31 juillet : Cathétérisme de l’uretère droit. Rétention de 60 cc. avec pus presque pur à la fin.
4 aût : Cathétérisme de l’uretère droit.
6 au 10 août : Sérum anticohbacillaire de ViNcENT sans résultat.
12 au 19 août : Cathétérisme à demeure de l’uretère droit.
L'accès fébrile quotidien diminue chaque jour d'importance ;
cependant deux poussées thermique à 38 et 3995 se produisent le 17 et le 18 août, le pouls reste rapide entre 100 et 120. Les vomissements, fréquents mais irréguliers au début, avaient presque cessé, mais ils reprennent le 17 août et suivent toutes les tentatives d’alimentation.
L'aggravation du tableau clinique fait juger nécessaire l’interruption de la gestation qui est pratiquée dès le lendemain.
La rachianesthésie (10 centigrammes scurocaïne) ne permet pas de dilater le col au delà du diamètre de l’imdex. L’utérus est vidé par césarienne vaginale. Le soir de l'intervention le pouls est à 120, la température à 4092. Les suites opératoires sont normales ; amélioration immédiate des troubles généraux; guérison rapide du syndrome urinaire.
DONNE Ein, RENE
Ph., 32 ans, primigeste. Rien dans les antécédents.
Dernières règles, début mai 1930.
Pas de troubles gravidiques pendant les premiers mois.
Depuis août 1930 : Douleur rénale droite, brûlures à la miction, pollakiurie.
Amélioration après traitement.
Fin décembre 1930 : frissons et température 409 ; soignée pour pneumonie (?); quelques vomissements ; plus de frissons dans la suite ; la température oscille entre 380 et 390.
12 janvier 1931 : bruquement douleur intense dans la région rénale droite.
Envoyée en chirurgie pour abcès périrénal, puis à la Maternité (pyéhite gravidique).
Examen à l'entrée : État général médiocre, apathique. À
Teint subictérique, légère cyanose des pommettes. Grossesse à terme, enfant vivant en O. I. D. T., tête engagée. :
Température: 3608, pouls : 112. Forte sensibilité de la loge
rénale droite.
Urines : Pus + cohbacailles +.
Albumine +.
Pas de cylindres.
14 janvier 1931 : Séparation des urines : colibacilles et pus des deux côtés.
Rein droit Rein gauche HR NE I PR TEE 16 gr. 5 par litre 23 gr. par litre Elimination d’indigo-carmin après injection intra-veineuse ......... 118: 6’
Urée sanguine : 0,45.
Lavage des bassinets et des uretères.
17 janvier 1931 : Pyélographie après injection intraveineuse d’abrodil.
Dilatation des deux bassinets, plus forte que d’habitude à gauche,
Tension artérielle (Vaquez) : 12/7.
La température étant subfébrile, le pouls à 100, bien frappé, régulier, on donne des désinfectants urinaires en attendant l’accouchement prévu pour la fin du mois.
23 janvier 1931 : Accouchement.
Parturiente vite épuisée. La tête reste dans l’excavation en O. I. D. T. Application du forceps de Kielland pour indication maternelle.
Enfant vivant à terme (51 centimètres ; 3.100 grammes).
24 janvier 1931 : la température monte, le pouls s’accé ère.
21 janvier : L’ictère devient plus prononcé {teinte verdâtre), la langue est sèche.
25 janvier : Loge rénale droite très douloureuse. Pouls : 116.Température : 3903. Hoquet très rebelle.
26 janvier : Ictère très marqué. Hoquet persistant. Urée sanguine: 0,74. Urines (400 cc. en 24 heures). Pas de pigments biliaires. Albumine ++. Sondes à demeure dans les deux uretères. Dans les urines des deux reins, tylindres granuleux et épithéliaux ; pus et colhibacilles.
Hémoculture positive : eolibacilles.
Traitement ; lavages des bassinets, sérum glucosé à 10 % intra-
veineux.
AA
27 janvier : La malade se trouve dans un état très précaire : somnolente, ictérique et cyanosée. La quantité d’urines est pourtant montée à 1.300 grammes en 24 heures.
Le pouls et a températures sont moins élevés que la veille. Dans les jours qui suivent, la température descend, le pouls devient plus lent par rapport à la température ; il est pourtant encore ‘fréquent. L’élimination d'ur ne augmente.
Urée sanguine : 26-1 : 0,74 1/4.
Puis elle descend lentement à la normale.
Traitement : On hydrate la malade, sérum glucosé intravemneux à 10 % ; insuline.
2 février : Hémoculture négative. Sérum de Vincent qui paraît contribuer à l’amélioration de l’état général.
13 février : Dans les urines 1l y a encore des colis et des cylindres, quelques globules de pus.
17 février : Dans les urines il n’y a plus de cylindres. Des colis seulement à droite.
23 février : Culture des urines séparées : stérile des deux côtés.
23 février : Pyélographie avec urosélectan à 20 % par voie ascendante, montre encore les restes des coudures et des dilatations gravidiques.
9 mars : Sort guérie.
Pendant les suites de couchés la patiente n’a jamais rien présenté de particul er du côté de ses organes génitaux. Revue plusieurs fois depuis la sortie : bien portante.
Enfant bien portant.
NOTE D = ODS EUR
St. F. Primigeste. Rien dans les antécédents.
Dernières règles. 8 octobre 1930. Rares vomissements au début de la gestation.
Depuis le 3 avril 1931 : douleurs dans les régions rénales et la vessie. |
Pollakiurie. Brûlures à la miction.
RNA Ye
Température oscillant entre 379 et 390.
24 avril : Amélioration passagère. Se lève le 29 avril 1931,
Puis de nouveau, température à 3703, fortes douleurs dans le rein droit et la vessie.
Un vomissement le 30 avril.
Examen à l'entrée le 30 avril 1931 :
Bon état de nutrition. Psvchisme normal.
Conjonctives légèrement subictériques. Légère cvanose. Quelques vomissements.
Grossesse de 7 à 8 mois. Enfant vivant en S. I. G. T. Col fermé.
Température 3999, Pouls 130. Urines en 24 heures : 800 à 1.000 cc., contenant pus et cohbacilles.
Traitement : huile saolée et antiseptiques urinaires.
On espère pouvoir laisser évoluer la grossesse.
#4 mar : Température matin, 3606 ; pouls, 101.
Dès le soir ta température monte et le pouls s'accélère.
6Ô mai : Sonde à demeure dans les deux uretères, étant donné la persistance des phénomènes septiques malgré le repos et le traitemant médical.
Dans les urines séparées, des deux côtés : pus et colibacilles. Pas de cylindres.
Urée urinaire : Dr. 13,7 °/».
CPE.
Légère hydronéphrose droite.
Lavagés quotidiens du bassinet au nitrate d’argent.
7 mai ; La température tombe. Le pouls est encore à 108. \mélieration de l’état général.
Disparition presque complète des douleurs lombaires droites.
8 mai : Urée sanguine 0,78 ?/,. La température remonte.
9 mai: Les phénomènes septiques réapparaissent bien que les sondes ne soient pas obstruées. Tension artérielle (Vaquez: : 11/7.
Urée sanguine : 0,88 %.
Température en clocher, pouls variable : 120.
Traitement par sérum anticolibacillaire de Vincent (en tout 80 cc.\.
11 mai : La fièvre persiste.
On change les sondes urétérales. Lavages à l’eau distillée et ins-
tillations de bactériophage.
L'état général empire. La langue devient sèche, Le teint est subictérique.
12 mai : Pas d'amélioration. Vomissements incoercibles,
Comme le drainage n’a aucun effet, que l’urée sanguine reste élevée, que l’action du sérum est nulle, on pense à une pyélonéphrite abcédante avec septicémie à colibacilles.
13 mai : Hémoculture positive. Colibacilles.
Une opération sur les reins n’entre pas en ligne de compte vu l'infection grave des deux reins ; on fait l’opération césarienne pour sauver l’enfant qui est viable. L’affection rénale évolue d’une façon si foudroyante que tout espoir est perdu pour la mère
14 mai 1931 : Exitus.
Autopsie : Cystite ulcéreuse.
Urétérite,
‘Pyélite puru'ente.
Pyélonéphrite abcédante (à colibacilles dans la culture et les frottis).
XXIIL — Gonxer et Mermer. (1933). — Pyélo-néphrite à colibacilles rebelle aux thérapeutiques habituelles, ayant nécessité l'avortement thérapeutique.
Mme X., IV g., 37 ans, entre le 7 février 1933 à l’infirmerie de la Maternité de l’Hôtel-Dieu.
Enceinte de 2 mois. Souffre depuis 2 semaines déjà de violentes douleurs lombaires.
Antécédents obstétricaux : 2 gestations normales, un avortement spontané,
À l'entrée : Température, 390 ; pouls 100.
7 février : Vives douleurs dans les lombes, surtout à droite.
Palpation : points douloureux très nets costo-lombaires et paraombilicaux.
À droite : rein perceptible donne le contact lombaire,
Diurèse légèrement diminuée : 1.000 grammes par 24 heures.
Urines troubles, purulentes, légèrement albumineuses. Quelques vomissements, Constipation assez marquée,
Traitement : Régime hvpoazoté. Urotropine intraveineuse : 2 gr. 50 par jour. :
ITA EEE
Prise aseptique d'urine pour auto-vacein : colibucille à l’état pur.
24 février : Première imjection d’auto-vaccin.
Jours suivants .: À injections d'auto-vaccin sans amélioration apparente,
Puis on remplace l’auto-vaccin, auquel la malade ne réagit pas, par la mise en place de sondes urétérales à demeure avec lavage bi-quotidien du bassinet avec solution de nitrate d'argent au 1/1.000 et injection sous-cutanée quotidienne de 10 ce. sérum anticolhi de Vincent.
15 jours de ce traitement sans grande amélioration.
On enlève alors les sondes qui, peu à peu, malgré les lavages, se sont oblitérées en partie et ne remplissent peut-être plus leur oflice.
Cette ablation coïncide avec une chute de température à 370 pendant 7 jours.
On continue le sérum anticohi de Vincent.
Cette améhoration n’est que transitoire et bientôt :
L’élévation de la température
Les vomissements abondants \
L'apparition de troubles psychiques Décident le DT Ciserr à pratiquer un nouveau cathétérisme urétéral, Il est pénible à pratiquer : il est difficile de repérer les méats urétéraux en raison de l’augmentation du volume de l’utérus.
Le lendemain, un accident délirant se produit pendant lequel la malade arrache ses sondes.
Devant la gravité de l’état général on décide d'interrompre la grossesse.
23 mars 1931 : Avortement thérapeutique après dilatation du col par tige de laminaire : œuf vivant de 3 mois 1/2 contenant un fœtus de 16 centimètres.
Dans la suite, injection quotidienne de sérum de Vincent, 10 cc.
Pendant 15 jours, légère amélioration portant surtout sur les troubles psychiques et sur les vomissements.
La température oscille entre 379 et 389.
Les urines sont plus claires.
Mais le 14 avril (22° jour) nouveau frisson.
La malade se plaint des reins. |
La température monte le soir à 3903.
On arrête alors les injections de sérum anticoli, médication avérée inefficace dans ce cas, et on reprend les injections intraveineuses d’urotropine (2 gr. 50).
Depuis, la température oscille entre 370 et 3795 avec de temps à autre des exacerbations à 38° et 3805, les troubles psychiques régressent chaque jour ; mais si l’état général s’est amélioré, il n’est pas permis de parler de guérison.
XXIV. — KR. Parriez (1933). — Pyélo-néphrite de la grossesse à forme grave. Avortement thérapeutique. Guérison
VS 19ans. De:
Vue le $ septembre 1932 : gestation de 4 mois environ ; température élevée, 3906 ; état général bon, un peu fatiguée, pas de douleurs.
Les premières mamifestations fébriles se sont produites 4 jours auparavant. À la suite d’une promenade en auto elle est rentrée chez elle assez fatiguée avec 390. Auparavant bonne santé, évolue tion normale de la gestation.
C’est une constipée habituelle : peut rester facilement 8 jours sans aller à la selle. À une période qu’elle ne peut préciser, elle a présenté des troubles de la maiction (pollakiurie, légers picotements en urinant). Ces troubles furent d’ailleurs à peine marqués et n’attirèrent pas outre mesure son attention. Rien d'autre à signaler dans les antécédents.
Actuellement aucun trouble de la miction.
Examen : Fond utérin un peu au-dessous de l’ombilic.
Rein droit à peine perspectible.
Douleur nette au niveau de l’angle costo-vertébral.
Le trajet de l’uretère et son point d’abouchement dans la vessie ne sont pas sensibles.
Rien du côté du rein gauche.
Les autres appareï's ne présentent rien de pathologique.
Cathétérisme vésical : Urines troubles.
Examen cysto-bactériologique : nombreux globules de pus, nombreux éléments microbiens, colibacilles et entérocoques.
Le diagnostic de Pyélonéphrite s’impose.