D ARE
Traitement habituel : Evacuation régulière de l'intestin, ferments lactiques, désinfection des voies urinaires. Régime fruito-végétarien.
On porte un pronostic favorable.
Le lendemain les événements paraissent confirmer ce pronostic : la température s’abaisse (3804 le soir) : le surlendemain matin : 38° ; mais le soir : 4001.
Urines très abondantes (2 litres) mais toujours troubles.
Les jours suivants, grandes oscillations thermiques : 409 à 360 dans la nuit du 13 au 14.
Appétit nul : ne veut absorber que quelques fruits.
Elle vomit les autres aliments qu'on lui présente.
Toujours les mêmes sensations au niveau du rein droit qui reste légèrement perceptible et douloureux.
Dès le 15 septembre une ampoule d’auto-vaccin quotidienne «per os ».
Devant la persistance des signes généraux on pense que le bas sinet s’évacue mal : on pratique le 16 et le 17 une distension vésicale. Aucun résultat.
A partir du 23, injection quotidienne intraveineuse de septicémine. Une amélioration paraît se produire, mais à partir du 27 les grandes oscillations thermiques reprennent.
Durant ce temps l’état général s’est altéré. Les vomissements sont de plus en plus fréquents. Seuls les boissons et les fruits sont supportés. L’amaigrissement est très marqué. Le pouls est à 100. Du côté rénal, pas de changements.
Entre temps d’autres vaccins ont été essavés : vaccin de Fisch, vaccin à entérocoques.
30 septembre : Devant cet état rebelle on pratique le cathétérisme uretéral {DT Macquet).
Aucune difficulté : La sonde donne issue à un résidu d’urine purulente.
Les résultats immédiats sont remarquables : le soir même la température est au-dessous de 370. Elle v reste les jours suivants. De suite l’état général est meilleur, la maladie accepte la nourriture et ne vomit plus. Lavages du bassinet au nitrate d'argent.
3 octobre : Ablation de la sonde : aussitôt la température a tendance à remonter et oscille les deux jours suivants entre 370 et 380.
6 octobre : Frissons très violents, température 4001, pouls 150.
Dès ce moment on aurait voulu refaire un cathétérisme : mais il n’a pu être pratiqué que le 12 octobre. On le fait bilatéral, car depuis ? jours la malade se plaint de souffrir de son rein gauche. Les urines qui s’écoulent des deux sondes sont troubles. À lexamen on trouve des deux côtés de nombreux globules de pus et de nombreux éléments microhiens.
Mais la température ne tombe pas.
13 et 14 octobre : Injections de séram de Vincent.
Nouveaux lavages du bassinet au nitrate d'argent. Aucune amélioration. Les grandes oscillations thermiques persistent. L'état général s’altère de plus en plus, amaigrissement de plus en plus marqué ; le teint est décoloré. Aspect de grande infectée.
Le pouls s’aceé!ère, passe à 110-120.
Les sondes sont retirées le 19 octobre.
Le 20 au soir : Température 4098, pouls 150. Plus de temps à perdre. D'accord avec le Professeur Bué on décide l'interruption de la gestation.
20 octobre : Bougie de Krause.
21 octobre : 15 heures, expulsion très facile d’un fœtus masculin pesant 900 grammes qui vécut 2 heures.
Le soir même de l’évacuation la température est tombée à 3706 ; les jours suivants elle est au-dessous de 370. Le pouls ne bat plus qu’à 80.
Très rapidement l’état général s'améliore. L'alimentation est reprise et bien supportée.
Dès l'évacuation de l’utérus, les urines renferment du pus en abondance, pus épais et grumeleux.
Actuellement cette Jeune femme est tout à fait rétablie, Elle a repris du poids et son état général est excellent. Les urines se sont peu à peu éclaircies et leur examen pratiqué un mois après l’interruption a donné les résultats suivants : Globules de pus peu nombreux, éléments microbiens peu nombreux : Bacilles Gram négatif polvmorphes.
XXV.— Lévy-Sorar, Warrner, Laupar et Launer (janvier 1934) — Un cas de pyélite à forme dite toxique avec axotémie et hypo-