‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite dite "gravido-toxique"Chapitre 25 sur 67 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Obs. n° 967, année 1932).

Me Lo..., primigeste âgée de 25 ans, entre à la Clinique Baude-

(i} En NaCl par litre. }

es OÙ

loeque le 6 avril 1932 pour des douleurs lombairts et une température à 39 survenant au 42 mois de sa gestation.

Antécédents héréditaires : Père décédé en 1926 de congestion cérébrale. Mère vivante, de santé précaire.

Deux sœurs et un frère bien portants.

Antécédents physiologiques : Allaitement ? Premiers pas à un an. Réglée à 12 ans : règles régulières tous les 21 jours, abondantes durant 10 jours, indolores, accompagnées de quelques pertes blanches.

Antécédents pathologiques : Rougeole dans l'enfance ; angines.

Aucun antécédent d'ordre rénal, jamais de douleurs lombaires, pas de coliques néphrétiques. Elle n’a jamais toussé.

17e GESTATION ACTUELLE : Dernières règles du 15 au 23 nouvembre. La malade a perdu un jour en décembre et une demijournée en février. Procréateur : 23 ans, bien portant.

La femme est fatiguée dès le début de sa gestation, cependant elle continue péniblement son métier de femme de chambre jusqu’au début de janvier 1932. Elle présentait alors des vomissements fréquents après les repas,

De janvier jusqu’au 31 mars, elle se repose à la campagne et continue à vomir d’une façon irrégulière.

Tantôt les vomissements sont alimentaires et surviennent après les repas.

Tantôt les vomissements apparaissent à jeun.

Une légère sialorrhée apparaît.

L'état général est médiocre, mais la malade ne va pas consulter de médecin.

Parfois elle se sent fébrile, mais ne prend pas sa température.

Elle ressent de temps à autre des douleurs lombaires et ses urines sont parfois troubles.

Elle a présenté quelques petites épistaxis.

À la fin de mars, son état général s'étant amélioré, elle revient à Paris et recommence à travailler.

Dès son arrivée, elle se sent très fatiguée, continue à vomir et à souffrir dans les-régions lombaires. Elle va consulter une sagefemme pour faire analyser ses urines. Celle-ci l’envoie à la clinique Baudelocque.

Le 6 avril 1932. Examen à l'entrée. Température 390 ; état géné-

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ral médiocre. L’utérus remonte à deux travers de doigt au-dessous de l’ombilic. La femme se plaint de douleurs lombaires bilatérales. A l'examen :il existe un pount costo-lombaire douloureux, surtout à gauche. Les points urétéraux moven et inférieur ne sont pas douloureux.

Poumons : Râles de bronchite aux deux bases. La malade touses et crache un peu.

Urines : Les urines sont troubles, la réaction à l’ammoniaque est positive. Pas de vomissements.

Examen bactériologique des urines (7 avril)

Pus très abondant. |

Colibacilles très nombreux.

Examen de crachats (7 avril) :

Flore banale très abondante.

Pas de B. K.

Le 8 avril, la température tombe à 370 le soir

Le 9 avril, la température remonte à 3809. La malade présente un vonussement vert et une épistaxis.

Le 10 avril, elle présente une température en plateau 3992-3907, Une hémoculture reste négative.

Le 12 avril, Vabdomen est légèrement météorisé, rendant la délimitation du fond utérin difficile ; on a l’impression qu'il est à deux travers de doigt au-dessous de l’ombilc.

L’utérus est de consistance molle ; les battements de cœur fætal. sont perçus.

Pas de défense musculaire abdominale nette, mais il existe une douleur vive à la pression des fosses lombaires et des points pvé-

liques des deux côtés.

Il est impossible d'apprécier le volume des reins.

Au toucher : douleur très vive correspondant au bas-fond vésical.

L’auscultation des poumons et du cœur ne révèle rien d’anormal. - La langue est rôtie et extrêmement sèche.

La tension artérielle est à 17-11 1/2 (Vaquez).

I n’y a pas de purpura. Les pupilles sont en myosis.

Les réflexes tendineux sont normaux.

Depuis le 10 avril, la diurèse a été en diminuant {moins de

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