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assez rapidement en quelques jours : il ne persiste plus qu’un certain degré de subictère des conjonctives.
Les urines contiennent toujours du pus et des colibacilles, de l’urobiline, des pigments et des sels biliaires.
Les, vomissements s’espacent et deviennent moins abondants. La température est restée au voisinage de 370 depuis le 28 février, sauf un petit clocher thermique à 3804 le 11 mars. Maïs le pouls à continué à être instable : sa courbe présente de grandes oscillations qui le font varier de 90 à 120.
Le 13 mars : La malade sort sur sa demande.
Son .état général est médiocre ; si la fièvre a disparu, le pouls reste rapide, l’oligurie (500 grammes par 24 heures) persiste, le subictère des conjonctives existe encore ; les vomissements n’ont pas complètement cessé. Si l’absorption des liquides se fait plus facilement, les tentatives d'alimentation solide ont abouti souvent. à des échecs. Enfin, les urines contiennent encore du pus et des eolibacilles.
Elle revient à la Clinique 13 jours plus tard (le 26 mars. 1933) dans un état grave et présentant, outre les symptômes d’atteinte urinaire et hépatique antérieurs, des signes de polyvnévrite.
Pendant son séjour chez elle, la malade est restée alitée. Elle dit s’être sentie bien pendant les huit premiers jours n'ayant vomi que deux ou trois fois, ayant repris de l'appétit (?) et ne présentant. pas de fièvre. Elle allait à la selle tous es deux jours : selles normales, peu abondantes.
Cependant depuis le 22 mars la température vespérale atteignait 389-3893 ; les vomissements aqueux réapparaissaient, en même temps que les douleurs lombaires et abdominales, et, le 25 mars, la fièvre monte à 3902 précédée d’un frisson. Le soir même, elle est. admise à la Clinique : température, 3906 ; pouls, 110.
Elle présente alors des signes d’ateinte urinaire, hépatique et nerveuse.
19 Symptômes urinaires. — Les douleurs lombaires, violentes au moment de son entrée, s’atténuent rapidement les jours suivants, en même temps que la température tombe au-dessous de la normale à 369, tandis que le pouls reste petit et rapide à 100-190.
La pression aux points costo-musculaires et aux points urétéraux
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supérieur et moyen des deux côtés est douloureuse avee prédominance au point urétéral moyen droit,
Les urines (27 mars) contiennent du pus et de nombreux colibaciles.
29 Symptômes hépatiques. — Subictère généralisé des téguments, des conyonctives et des muqueuses.
Le foie ne déborde pas le rebord costal.
On ne déternnne qu'une vague sensibilité à la palpa tion de Fhypochondre droit.
La langue est sèche et saburrale, l'haleme a une odeur acétonémique.
L’anorexie est absolue, la malade ne va à la selle qu'après lavement,
Examen chimique des urines :
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30 Symptômes neurologiques et psychiques . — Dans les jours qui
ont précédé son retour dans le service, s’étarent développés, progressivement, mais rapidement, des troubles nerveux, moteurs et sensitifs. La femme, ayant tenté de se lever, avait constaté que ses jambes fléchissatent sous elle. Les mouvements des nramns, surtout à droite, étaient maladroits. En outre, des douleurs spontanées étaient apparues au niveau des jambes, des genoux et des cuisses.
Au peint de vue psychique, om avait déjà noté au cours de son premier séjour à la Clinique quelques troubles : la femme refusait de s’ahmenter, cherchant à déjouer ta surveillance pour ne pas prendre les médicaments prescrits. Ses réponses imprécises variaient fréquemment. Quand elle fut rentrée chez elle, ces troubles s’accentuèrent ; la malade devint irritable, hostile même à Pégard de son entourage. Elle pleurait fréquemment. Une fois, elle aurait cru voir auprès d’elle sa sœur morte depuis plusieurs années.
Examen neurologique :
Motrieité : la malade peut marcher quand elle est soutenue, nrais la démarche est difficile, mstable, 1} ny a pas de steppage.
E’exploration de la force segmentaire, montre une diminution de la force musculaire du quadriceps des deux côtés.
Aux membres supérieurs, pas de diminution de la force musculaire.
Sensibilité : La malade accuse des douleurs spontanées au niveau des jambes, des cuisses et surtout des genoux, douleurs plus vives la nuit.
L’examen de la sensibilité objective révèle une diminution de la sensibilité à la piqûre et de la sensibilité thermique. Les zones d’hypoesthésie sont réparties inégalement sur toute la surface des membres inférieurs, sans topographie nette.
Douleurs vives à la pression des masses musculaires et sur le trajet des nerfs. Pas de perte du sens stéréognostique.
Aux membres supérieurs, la sensibilité est normale.
Réjlectivité : Aux membres inférieurs, les réflexes rotuliens sont abolis, ainsi que l’achilléen droit. L’achilléen gauche est très diminué. ee
Le réflexe cutané plantaire se fait en flexion à droite, il est indiffé-
rent à gauche.
Aux membres supérieurs : réflexes cubito-pronateur, styloradial vifs des deux côtés.
Les réflexes pupillaires sont normaux : à la lumuère et à l’accommodation.
Examen électrique (30 mars) :
Hypoexcitabilité faradique, surtout au niveau du quadriceps. Les muscles de la jambe et le sciatique poplité externe répondent normalement.
Courant galvanique : Il semble qu'il y ait un certain degré d’inversion de la formule polaire au niveau des deux quadriceps, mais il est difficile de l’affirmer exactement en raison de l’agitation de la malade.
Formule normale au niveau des muscles de la jambe.
Par ailleurs, l’état général de la malade est mauvais : elle présente une asthénie considérable, est dans un état de torpeur presque constant et refuse de s’alimenter.
Elle pèse 35 kg. 200.
L'examen des poumons et du cœur ne révèle rien d’anormal. La T. A. est à 12/9. Le pouls est instable entre 100 et 120 depuis son
retour à la Clinique. La malade est hy pothermique au voisinage de 360.