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© La forme dite gravido-toxique ne semble pas échapper à ces règles ;: l’atteinte bilatérale paraît assez fréquente, soit qu’elle survienne d’emblée, soit que les deux côtés soient atteints successivement ; le plus habituellement le eôté droit est atteint le premier, puis le côté gauche.
Sur 25 observations dans lesquelles le côté atteint a été noté avec précision :
— 13 fois le côté atteint était le droit ;
—— 412 fois les deux côtés étaient atteints.
Sur ces 12 cas :
7 fois la localisation initiale ou prédomimante était à droite ; ;
{ seule fois la localisation imitiale siégeait à gauche.
Les données classiques se trouvent pleinement confirmées par ces chiffres. Dans la moitié des cas il s’est agi de pyélonéphrites droites, dans l’autre moitié de pyélonéphrites bilatérales, avec le plus souvent début ou prédominance à droite.
La fréquence de latteinte bilatérale des voies urinaires supérieures dans les pyélonéphrites survenant au cours de la gestation a pu faire dire que cette particularité légitimait l’appellation de « Pyélonéphrites gravidiques » (Lévy- Sotaz).
Il y a longtemps d’ailleurs que les Pyélonéphrites bilatérales ont été considérées comme particulièrement graves ; à une époque où le cathétérisme urétéral n’était pas encore entré dans la pratique courante, elles paraissaient justicables pour certains auteurs (Vinxaw, Pixarp, Lepacs, Porockr, Funcx-Brenrano) de l'accouchement prématuré provoqué.
S YMPTOMATOLOGIE
Nous étudierons essentiellement les symptômes propres aux formes gravido-toxiques et les modifications apportées aux symptômes banaux de toute pyélonéphrite par les phénomènes toxiques. Nous laisserons donc de côté l’étude des différentes phases évolutives des pyélonéphrites banales fébriles, telles que la phase présuppurative, les crises de rétention pyélique suivies de débâcle urinaire,
Nous nous baserons, pour létude de ces ‘symptômes, sur les six observations du Professeur FRruxINsHoLzz, sur 21 autres observations publiées dans la littérature et postérieures à celles de Fruhinsholz (sauf celles de Mme GaAussEz (1905) et celle de TriLLAT (1922), enfin sur les quatre observations recueillies à la Clinique Baudelocque.
Nous avons éliminé de notre étude certaines observations de pyélonéphrite grave — soit parce qu’il existait une lésion congénitale de l’uretère capable à elle seule d'expliquer la gravité du cas (observation de Sauvacs, 1910) et ,observation IIT de Hezp (Hydronéphrose) : soit parce qu’il existait une lithiase probable (observation de VarLoiïs, 1923, d’Au-: DEBERT, GaLy-Gasparrou et J. Fapre ; 1928),
— soit parce qu’elles revêtaient plutôt l’allure de formes septicémiques (Riorte, 1924) ;
— soit parce que les accidents sont survenus au cours des suites de couches, alors que la gestation avait été normale (Mme Gaussez, 1905 ; Voron et Cnarceux, 1924).
Nôus envisagerons successivement, au point de vue
clinique :
reGe
19 le mode de début de laffection
20 ses caractères cliniques au cours de la gestation :
30 ses caractères cliniques au cours des suites de couches.
Une notion essentielle ressort en effet de la lecture des observations : c’est l’influence considérable / exercée par l'accouchement spontané et provoqué sur Pallure générale de la maladie, et qui se traduit :
D'une part, par la dissociation des éléments infectieux et toxiques du syndrome,
D'autre part, dans presque tous les cas, par Pamélioration rapide de l’état général et par l’évolution vers une guérison cliniquement apparente.
C’est cette notion qui nous paraît justifier l’étude séparée des symptômes cliniques avant et après l’évacuation de l'utérus gravide.