I. — MODE DE DÉBUT
Le mode de début des accidents est extrêmement variable d’une malade à l’autre, ce polymorphisme, habituel aux symptômes initiaux de toute pyélonéphrite peut faire errer le diagnostic pendant quelques jours.
Chaque fois que les premiers phénomènes ont été des symptômes d'ordre urinaire, et c’est le cas le plus fréquent, ceux-c1 ont revêtu une allure banale, commune à toutes les pyélonéphrites. Jamais les accidents initiaux n’ont présenté une brusquerie ou une intensité telles qu’on ait pu rédouter d'emblée l’évolution d’une pyélonéphrite particulièrement sévère. Bref, le début par des phénomènes urinaires est tout à fait banal, et ne différencie en rien les formes dites gravido-toxiques des formes habituelles de pyélonéphrites gravidiques à leur phase de début.
Trois symptômes initiaux sont au premier plan dans presque toutes les observations :
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— l'élévation de la température, avec atteinte de l’état général
— les douleurs lombaires ;
— les urines purulentes.
A côté de ces trois symptômes essentiels, il faut noter la relative fréquence des signes de cystite, caractérisés par des brûlures à la miction, de la dysurie et de la pollakiurie.
Ce mode de début habituel des formes gravido-toxiques est tout à fait banal et ne permet en rien de préjuger de l’évolution ultérieure de la maladie.
Notons, cependant, qu’à côté de ces symptômes de début habituel, certains symptômes tels que les: vomissements, le subictère, ou une anémie à type pernicieux, peuvent coexister avec les symptômes urinaires, et même Hot au premuer plan.
Kraus voudrait opposer certaines formes qu’il a observées à celles décrites par M. Fruxinsnozz. Dans celles-ci, la pyélite inaugure la maladie et c’est seulement sur la base de cette pyélite infèctieuse que se développe secondairement l’intoxication gravidique. Dans les cas rapportés par Klaus, au contraire, la maladie primitive ést caractérisée par des symptômes d’intoxication gravidique. L’infection colibacillaire des voies urinaires n’apparaît que plus tard dans le tableau clinique et se développe rapidement dans l'organisme affaibli. °
A la vérité, la lecture des observations sur lesquelles s'appuie KLaus n’est pas convaincante : on y voit bien sionalé un état nauséeux et des vomissements précoces, un amaigrissement plus ou moins notable, mais les premiers signes cliniques sérieux sont constitués, comme dans les observations de FruxiNsnozz, par des signes d’ordre urinaire, à la suite desquels apparaît un tableau général grave. Autrement dit, les symptômes initiaux signalés par Kzaus s’apparentent à des complications sympathiques de la gestation, et