‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite dite "gravido-toxique"Chapitre 48 sur 67 · AR · texte numérisé non relu

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a été dosé. Il manque le taux du chlore sanguin (globulaire et plasmatique) et la valeur de la réserve alcaline pour pouvoir affirmer l’azotémie par manque de sel. D’après Brémond lui-même, « les résultats du traitement semblent bien contraires à cette hypothèse. En effet, pendant les quatre premiers Jours de rechloruration, malgré l’action favorable immédiate sur les signes généraux et sur la diurèse, l’azotémie continue à augmenter. C’est seulement après l'accouchement, sans aucun changement dans le régime ou la thérapeutique, que la détente se produit pour ramener rapidement l’azotémie au taux normal. »

Cette discordance, dans le temps, entre la eure de rechloruration et la baisse de l’azotémie conduit à faire deux constatations :

19 Il est possible que les injections de NaCI agissent comme diurétique. Plusieurs auteurs (André Werrz, Pasreur Vazzery-Rapor, P. MERKLEN) ont signalé l’action diurétique de l'administration du sel aux malades en état de chloropénie ; ils expliquent même ainsi la baisse de l’azotémie. Dans le cas de Brémonp, cette action diurétique n’a pas manqué ; elle a été analogue à celle qu'avaient eue, quelques semaines auparavant, les ingestions de sérum glucosé. Mais la baisse de l’azotémie a été en retard sur le rétablissement de la diurèse ; elle ne s’est déclenchée qu'après l'accouchement.

29 La persistance de l’azotémie pendant la fin de la gestation, malgré la rechloruration, et son retour rapide à un taux normal, coïncidant avec une amélioration considérable de l’état général, immédiatement après l’accouchement, forcent à reconnaître l'importance du facteur € gravidique » à l’origine de tous ces troubles. Comme le dit Brémond, « malgré notre désir de ramener à la pathologie générale tous les troubles de la femme enceinte, nous sommes bien obligés d'admettre la valeur de cette notion classique

NÈEZ

que l'interruption spontanée ou provoquée de la gestation assure la guérison rapide de la mère ».

Néanmoins, la notion de l’azotémie par manque de sel a l’avantage de mettre en lumière les inconvénients du strict régime déchloruré prolongé, auquel sont soumises trop souvent les femmes enceintes atteintes de pyélonéphrite, bien que ce régime soit toujours tempéré par la présence des chlorures du lait. Dans les observations d’'Hofstein, de Brémonp et de M. Lévy-Sorar, les malades avaient été mises au ‘régime sans sel dès les premiers symptômes de pyélonéphrite.

Il est possible qu’un tel régime, trop sévère s’il est strictement déchloruré, et s'il est prolongé pendant de trop longues semaines, ne soit pas étranger à l’aggravation de lPétat général qui accompagne l’évolution de certaines pyélites.

Pratiquement, chez toute femme enceinte ainsi nuse au régime sans sel, on doit surveiller le taux du chlore sanguin, surtout quand elle vomit, pour éviter l'apparition d’un syndrome azotémique par manque de sel.

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