‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite dite "gravido-toxique"Chapitre 61 sur 67 · MOMENT DE L'INTERVENTION · texte numérisé non relu

MOMENT DE L'INTERVENTION

L’interruption artificielle de la gestation étant admise comme traitement rationnel des formes gravido-toxiques, rien, n’est plus difficile que de saisir le moment où on doit pratiquer cette intervention.

Le professeur FRuHINsHOLz distingue à ce sujet les formes rénales, pour lesquelles 1l attache une importance particulière, en dehors de l’altération de l’état général et de la. cachexie, au faible volume’ urinaire (moins de 500 ce.), à l’excès d’urée sanguine, et aux altérations quantitatives et qualitatives des globles rouges.

Pour les formes hépato-rénales le critère est plus difficile à préciser : l'apparition d’un ictère ne constitue pas pour lui une indication suflisante, alors que pour Merzcer et d’autres,

(4) CouveLarRe. — Discours d'ouverture du Congrès des Gyn. et Obst. de Langue française, Paris, octobre 1933.

l'existence d’un subictère conduit à interrompre la gestation, FruniNsnorz attache par contre € une importance particulière à l'accélération du pouls, à la raréfaction des urines, à l'augmentation de l’urée sanguine, à l’apparition des suffusions ecchymotiques indépendamment des manifestations d'ordre général ». Il faudra tenir compte enfin de la sensibilité de ces femmes, atteintes d'insuffisance hépatique grave, à l’égard du traumatisme obstétrical.

L’étude des indications qui ont été retenues par les différents auteurs pour interrompre la gestation, montre qu'ils ne sont se pas basés sur l'apparition ou la persistance d’un seul symptôme de gravité, mais sur un ensemble de symptômes groupés autour de l’aggravation de l’état général.

C’est ainsi que sur les 23 interruptions pratiquées, Paltération de l’état général se manifestant essentiellement par l’asthémie, lamaigrissement, la rapidité du pouls, linappétence, l’insomnie, et la tendance vers la cachexie a conduit dans 19 cas à interrompre la gestation ; dans les 5 autres cas, l’état général sérieux faisait envisager l’interruption, mais celle-c1 fut décidée par l'apparition d’autres symptômes de gravité. |

Peut-on préciser le degré d’aggravation de l’état général qui justifie l'interruption ? La tachycardie, l'intensité de l’'amaigrissement, ou le degré d’anémie sont des éléments qui ont leur valeur, mais 1l semble impossible de la chiffrer : ni l’accélération permanente du pouls, au-dessus de 100, par exemple, ni une perte de poids du tiers, ni une anémie à 2 millions 500.000, ne peuvent être considérées comme des symptômes imposant à eux seuls l'interruption. Mais, entourés d’autres symptômes graves, ils constituent un élément important dans la décision à prendre.

Les autres facteurs de gravité à considérer sont :

10 L’échec du traitement urologique, représenté surtout par le cathétérisme urétéral. L’ineflicacité de ce traitement amena 8 fois à interrompre la gestation.

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