‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite dite "gravido-toxique"Chapitre 63 sur 67 · MODE D'INTERRUPTION · texte numérisé non relu

MODE D'INTERRUPTION

Sur 31 cas il y à-eu :

‘ 2 à 6 mois 4/2; 8 accouchements spontanés. : | à au 8% MOIS ; 3 au voisinage du terme.

23 interruptions artificielles.

Dans presque tous les cas (22 sur 23) Finterruption a été pratiquée par les voies naturelles, soit après dilatation aux bougies de Hégar, soit après introduction d’une sonde de Krause, de laminaires, ou d’un ballon de Champetier, suivant l’âge de la gestation ; sans anesthésie ou avec anesthésie générale ou rachidienne. Une fois la césarienne vaginale a été employée après échec de dilatation du col sous rachianesthésie (Obs. D’Arrivar et BRÉMOND).

Dans un seul cas (Hern. Obs. II) l'interruption a été

pratiquée par césarienne abdominale « comme étant le mode d'interruption le moins choquant ».

L'interruption par voie basse constitue, semble-t-il, la voie de choix ; elle est seule indiquée dans les gestations relativement peu avancées, comme c’est le cas habituel ; il a été pratiqué, en effet :

11 interruptions du 3€ au 6® mois,

4 interruptions au 6€ mois.

Soit : 15 interruptions avant le 7€ mois,

Sur 23 interruptions au total.

4 interruptions ont été pratiquées pendant le 72 mois.

3 interruptions ont été pratiquées pendant le 8€ mois.

Î'interruption a été pratiquée au voisinage du terme.

La voie naturelle présente encore des avantages sur la voie abdominale au 7€ et au 8€ mois ; il est remarquable de constater qu’elle est relativement bien supportée, malgré le schock qu’elle détermine sur les malades cachectiques et intoxiquées. Elle évite en outre, en général, emploi d’un anesthésique général toujours redoutable, étant donné l’insuffisance hépatique, et auquel on préfèrera en cas de besoin la rachianesthésie.

Quant au risque d'infection du tractus génital par le cohbacille déclanchée à la faveur d’une intervention par les

voies naturelles — risques que redoutent les auteurs allemands (Nausoks en particulier) et qui leur font préférer la voie abdominale — il paraît assez illusoire ; aucune compli-

cation de cet ordre n’est signalée dans les observations.

Enfin, les suites immédiates de l’interruption sont, en général, bonnes ; on constate une amélioration rapide de l’état général, la disparition des phénomènes toxiques, une élévation de la diurèse, mais la colibacillurie et la pyurie peuvent persister longtemps.

SR

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