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affectés par leur appareil neuro-moteur, chez lui, l’atteinte porte sur le système sensitif et le psychisme.
Les troubles moteurs ne sont pas exceptionnels cependant. Gilbert et Lion ont signalé la paralysie colibacillaire chez les urinaires infectés. Le Professeur Vincent a observé un cas de paralysie lente, chez un malade atteint six ans auparavant de septicémie colibacillaire de gravité moyenne ; le colibacille isolé de l’urine de ce malade produisait une exotoxine neurotrope extrêëmement active.
Chez les enfants et les accouchées atteints de septicémie colibacillaire, on a constaté fréquemment la paralysie des sphincters.
Plus rarement, on a signalé au cours de la pyélonéphrite suppurée à colibacille, des phénomenes nerveux plus accentués : quadriparésie, diminution et perte de la mémoire et de l'intelligence, facies hagard, ou bien, état subcomateux avec délire calme, inconscience absolue, paralysie des sphincters vésical et anal.
Chez une enfant de trois ans et demi atteinte de septicémie colibacillaire avec pyélonéphrite, on a observé des tremblements convulsifs des lèvres et dela face, du nystagmus, et des secousses cloniques des membres supérieurs.
D’autres phénomènes nerveux moins graves, mais plus fréquents, existent en pathologie humaine et sont dus à l’exotoxine neurotrope, au cours de la colibacillose urinaire chronique ou même dans
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l’entérite muco-membraneuse. Dépression nerveuse, diminution de la mémoire, perte de l’activité physique et intellectuelle, céphalée fréquente, irritabilité, tristesse, hypocondrie. Certains états psychopathiques plus caractérisés avec idées délirantes.
On est conduit à rattacher ces symptômes nerveux à l’intoxication par la neurotoxine colibacillaire, non seulement parce qu'ils sont apparus à l’occasion d’une pyélonéphrite ou d’une septicémie à colibacille, mais surtout parce que le sérum anticolibacillaire a amené dans ces cas leur guérison rapide et parfois immédiate.
Ces troubles nerveux sont souvent associés à des désordres digestifs — entérocolite chronique et rebelle, et surtout crises diarrhéiques profuses avec entéralgie pénible — dus à l’endotoxine entérotrope
que nous allons étudier maintenant.
L’endotoxine entérotrope, thermostabile n'est détruite qu’à 959-980. Elle se trouve dans les cultures vieilles. Les cultures jeunes en bouillon sont moins toxiques, les bouillons vieux le sont davantage par suite de la mise en liberté de l’endotoxine.
Ses effets s’exercent sur la muqueuse et les glandes intestinales, le foie et la vésicule biliaire. Elle produit des lésions anatomiques de l'épithélium de l'intestin grêle.
Les animaux inoculés ont présenté parfois une diarrhée profuse. Chez l'homme, on peut lui imputer :
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l’entérite avec coliques, flux diarrhéiques fétides, subictère, dont l’alternance avec les troubles nerveux et l’action nette du sérum ont démontré l'origine colibacillaire. .
Un malade atteint de pyélonéphrite suppurée ancienne à colibacille avec entérocolite spasmodique douloureuse et rebelle à tous les traitements, inappétence complète, constipation opiniâtre et débâcles diarrhéiques, spasmes intestinaux, coliques ; accompagnés de troubles nerveux marqués : perte du sommeil, affaissement, tristesse, incapacité de travail ; a vu toutes ces manifestations disparaître après six injections de sérum anticolibacillaire. Cette action spécifique du sérum marque bien la relation étroite qui reliait ces phénomènes à la toxi-infection colibacillaire. Et les cas de ce genre sont nombreux, qui montrent aussi, l’action distincte qu’exercent sur le tube digestif et sur le système nerveux, l’une et l’autre des deux toxines du colibacille. Chez l’animal aussi, leur injection simultanée produit des phénomènes mixtes.
L'’immunisation par injection d’endotoxine ne confère aucune immunité contre l'injection d’exotoxine, et inversement. Il paraît y avoir indépendance physique, biologique et immunigène des deux toxines.
Les corps bacillaires débarrassés de ces deux toxines, contiennent encore une protéine toxique qui résiste à la température de 1000 et tue la souris.
Le colibacille humain isolé des lésions, ou des
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matières fécales, présente expérimentalement un pouvoir pathogène réel mais très variable. Il faut employer souvent une grosse dose. Le lapin, à cause de sa résistance relative, est l'animal de choix. Le cobaye et la souris sont également sensibles.
Par ingestion, le colibacille humain n'est pas pathogène.
Par voie sous-cutanée, il détermine un abcès local, s’il est très virulent, une septicémie mortelle, L'animal présente des lésions de l'intestin grèle : gonflement des plaques de Peyer, suffusions hémorragiques, gonflement de la muqueuse. De plus, splénomégalie.
Parinjection intra-veineuse, la septicémie est plus constante, pouvant aboutir, dans certains cas, à une endocardite, à des paraplégies flasques.
L'inoculation intra-péritonéale donne une périto-
nite mortelle.
Discussion du rôle du colibacille.
Avant de laisser l'étude du colibacille, disons que certains auteurs lui refusent un rôle pathogène important, au moins dans certains cas.
Pour Bompus et Meisser, la pyélonéphrite provient souvent de foyers locaux infiltrés de streptocoques
ayant une affinité spéciale pour les voies urinaires,et
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