‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite gravidique et de son traitement en particulier par le sérum anticolibacillaireChapitre 35 sur 38 · LE · texte numérisé non relu

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On en fera cinq à six jours de suite, 20 à 30 cmc.

sous-cutané. Il est capable d'amener à lui seul et à

bref délai, la guérison complète et définitive. Les lavages du bassinet seront cependant utiles.

Dans les formes graves avec phénomènes toxiques, on emploiera la même méthode, mais des doses de sérum plus fortes : 40 à 60 cmc. par jour, pendant cinq à six jours. Il sera rarement nécessaire d’en faire pluslonytemps. Si, dès le cinquième jour, l’urinen'’est pas nettement éclaircie, associer les lavages du bassinet. Employer le nitrate d'argent à 1%. Les autres antiseptiques: collargol par exemple, ont moins d'efficacité. Renouveler le lavage trois ou quatre

jours après.

Indications particulières.

Ce n’est que si les accidents ne cèdent pas à la sérothérapie et aux lavages du bassinet, qu'en présence de phénomènes toxiques, mais alors dus à l’intoxication gravidique, on sera autorisé à pratiquer l'interruption de la grossesse. Mais dans fa très grande majorité des cas, on pourra la laisser évoluer.

Si le rein reste gros et douloureux, si de l’albumine vraie apparaît dans l'urine, indiquant que le tissu rénal commence à être atteint, ou bien, s’il s’agit d'albuminurie gravidique, si les signes généraux Ss'agoravent d'heure en heure, la température

reste élevée avec frissons, le pouls rapide, il nefaut

pas hésiter. Les résultats obtenus sont parfois étonnants. Le Professeur Brindeau en a publié plusieurs observations ; nous en rapportons un exemple dans notre thèse. Mais, dans ce cas, il s’agit d’intoxication gravidique surajoutée ; celle-ci une fois supprimée, laisse évoluer une pyélonéphrite simple.

Si la poche rénale se bloque, faire une néphrostomie, intervention quin'interrompt pas la grossesse et donne d'excellents résultats.

Si la pyonéphrose est bilatérale, Legueu préfère l'accouchement prématuré à la néphrostomie,

Lorsqu'il s’agit d'une forme avec des abcès miliaires, avec réaction suppurée périrénale, l’intervention chirurgicale seule peut sauver la malade, et il ne faut pas temporiser. Nous avons vu plus haut que, dans un cas avec abcès miliaires, au cinquième mois, Lévy-Solal et Misrachi ont sauvé la malade, in extremis, grâce à la néphrostomie ‘sur le rein le plus atteint.

Dans les formes hématuriques, si le repos et le régime n'ont pas une influence rapide, il faut faire le cathétérisme urétéral qui suffit le plus souvent. On laisse la sonde à demeure dans le rein hématurique et on lave le bassinet au nitrate d'argent.

Dans les formes septicémiques, on emploiera la sérothérapie, très active. Mais il faut savoir que certaines formes guérissent spontanément en quelques jours.

Les formes aiguës, fébriles avec rétention, sont de

véritables abcès que l’on peut évacuer par les voies

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naturelles, grâce au cathétérisme. Les douleurs disparaissent, la température tombe rapidement.

Laisser l2 sonde en place jusqu’à la défervescence.

Les pyélonéphrites des suites de couche, parfois très tardives, seront traitées avec succès par le sérum et les lavages du bassinet. La sérothérapie y agit d’une facon remarquablement rapide; les exemples en sont nombreux.

Dans tous les cas, il faut suivre la femme au point ‘de vue urinaire, même si l’état général et local est satisfaisant. Les examens d'urine systématiques montrent fréquemment la persistance du colibacille, sous l'influence de lésions mécaniques, ou d'une infection locale persistante. Un grand nombre de colibacilluries chroniques sont consécutives à des pyélonéphrites gravidiques méconnues ou négligées dans les suites de couches.

Il faut surveiller le tube digestif et lappendice, la vésicule biliaire, combattre la constipation, remédier aux ptoses viscérales ét intestinales. Instituer une hygiène alimentaire et générale prudente. Et, suivant les cas, envoyer les convalescents à la campagne, ou, si leur état nerveux le permet, au bord de mer.

Une cure dans une station telle que La Preste ou Capvern aidera à consolider la guérison.

Nous avons déjà étudié les indications des stations thermales.

« Une première infection, même prolongée, du rein par le colibacille ne confère pas l’immunité de

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