‹ Contribution à l'étude de la PyrodineChapitre 28 sur 31 · DE LA PYRODINE DANS LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

DE LA PYRODINE DANS LA TUBERCULOSE

Lemoine, qui a surtout étudié la pyrodine chez les tuberculeux , déclare en avoir obtenu des résultats excellents. En peu de jours, la température revient à la normale, et y reste un certain temps stationnaire. Les points de côté, les douleurs disparaissent, les sueurs dont le principal facteur est la fièvre vespérale ne se produisent plus, la respiration devient moins fréquente et plus profonde, le pouls plein, le sommeil meilleur.

Pour nous, nous n'avons jamais observé de résultats aussi brillants. Bon nombre de poussées aigues ou subaigues, survenant chez des malades atteints de tuberculose à marche torpide, tendent

naturellement à la guérison. Dans ces cas, Île

simple repos, une alimentation et des conditions hygiéniques meilleures, la suppression de la toux, des sueurs, ete , par des médicaments appropriés, suffisent en quelques jours à améliorer considérablement la situation. Les antithermiques, en supprimant la fièvre, dans une affection où le traitement symptomatique a seul jusqu’à présent donné des résultats, peuvent certainement être utiles, mais on se tromperait en leur attribuant tout le mérite de l'amélioration produite.

Dans la tuberculose aigue, en rendant aux malades le sommeil et en leur permettant de s’alimenter 11s sont aussi très utiles. Nous avons observé au service de M. le professeur Bernheim une malade chez laquelle survenait tous les 2 ou 3 Jours vers 10 heures du matin un accès fébrile intense avec frisson, température à 40°, sueurs, délire , etc. , le tout suivi d'un affaiblissement extrême. En enrayant ou en prévenant ces accès, les antithermiques rendaient encore d’incontestables services. Mais quant à enrayer la marche de lPaffection, la pyrodine pas plus que les autres antithermiques ne peut le faire. Chez plusieurs malades atteints de tuberculose aigue nous avons administré plusieurs jours de suite 5 centiorammes de pyrodine, et jamais nous n'avons vu l'apyrexie survivre à la suppression du médicament. Le tracé 9 en est un exemple.

Nous avons administré la pyrodine à 11 tuber-culeux. Dans nombre de cas 5 centigrammes ont

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suffi pour déterminer une rémission thermique satisfaisante. Chez des sujets plus rebelles, nous avons prescrit, 8, 10 et jusqu’à 12 centigrammes, sans jamais dépasser cette dernière dose.

Comme nous lavons dit précédemment, c’est dans la tuberculose aigue surtout à la dernière période que la température a toujours le plus facilement cédé. Aussi est-il bon d’être prévenu pour éviter les accidents de collapsus dont nous avons été deux fois témoin.

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