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CHAPITRE VI

DE LA PYRODINE DANS LES PYREXIES

Il est à peu près universellement reconnu aujourd’hui que les antithermiques quels qu’ils soient ne parviennent pas à juguler les pyrexies, et en particulier la fièvre typhoïde.Aussi leur emploi dans ces affections est-il relativement très restreint. Ce n’est pas en effet la température qui fait la gravité de la maladie, elle n’en n’est pas même la mesure, comme le disait Guéneau de Mussy, elle n’en est qu’un symptôme peu sérieux par luimême, le plus souvent. Aussi est-il de règle de la respecter.

Pourtant les antithermiques trouvent parfois leurs indications. Quand par exemple la fièvre par

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sa continuité et son intensité, compromet les forces du malade, il peut être utile de diminuer les combustions organiques en abaissant la température. Encore ce principe est-il contestable, car de mème qu'il faut plus de combustible pour réchauffer un poêle qu’on a laissé refroidir, que pour le maintenir à la même température, de même on peut se demander si ce traitement ne va pas directement à l’inverse du but qu’on se propose en déterminant précisément une augmentation des combustions.

Mais il est une autre indication plus nette. Quand une température très élevée s'accompagne de phénomènes ataxo-adynamiques, on retire de grands bénéfices de bains froids ; c’est même une des rares indications, sinon la seule de ce moyen de traitement.Mais les bains froids sont d’une application difficile en pratique, de plus ils peuvent être contrindiqués par l'existence d’une broncho-pneumonie, l’imminence d’une perforation. Dans ces cas les antithermiques trouveront avantageusement leur emploi. |

Pour nous, nous n'avons administré la pyrodine dans la fièvre typhoïde que pour étudier une action antithermique. En général 10 ou même 5 centigramimes ont toujours suffi pour abaisser de 1° à 3° la température qui nous a toujours paru céder assez facilement.

Ce que nous venons de dire de la fièvre typhoïde s'applique absolument à la pneumonie dont les antithermiques sont impuissants à abréger la durée.

Prpors

Nous n'avons administré la pyrodine que dans un seul cas. Une première dose de 10 centigrammes ne produisit qu’un abaissement de quelques dixièmes ; 15 centigrammes déterminèrent une rémission de 53°,2.

Il semble donc, d’après cette unique observation, que la résistance de la température aux antithermiques, soit plus considérable dans cette affection que dans la fièvre typhoïde.

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