‹ Contribution à l'étude de la PyrodineChapitre 8 sur 31 · ROUE · texte numérisé non relu

ROUE

D'après cet auteur l’action de la pyrodine est analogue à celle de l’antipyrine, et parait même plus puissante.

Un dernier travail celui d'Egasse (1), mérite d'être signalé. L'auteur n’a apporté dans la question aucun document nouveau, il s’est contenté de rappeler sommairement les résultats obtenus par les divers expérimentateurs, en en faisant ressortir les contradictions et les divergences. Il estime d’ailleurs que malgré les incertitudes qui planent encore sur la pyrodine, ce médicament mérite d’être sérieusement étudié.

En résumé, un fait certain se dégage nettement de cet aperçu rapide: la pyrodine abaisse la fièvre et calme les douleurs. Mais la posologie du médicament, la durée de son action, son énergie, etc., sont encore mal définies. Etilest facile d’en comprendre la raison. Les auteurs n’ont pas expérimenté un même produit. Il est inadmissible , en effet, que la pyrodine de Lépine, qui l’administre jusqu’à la dose de 3 grammes, soit identique à celle de Guttmann qui juge dangereux de dépasser la dose de 10 centigrammes et de la prescrire plus de 3 jours de suite. La pyrodine commerciale est un produit très variable qui renferme une quantité plus où moins considérable d’impuretés.

(4) Bulletin général de thérapeutique, 15 juin 1889.

no e

Aussi, n'avons nous pas la prétention de juger définitivement la question. Nous avons administré à nos malades une pyrodine particulière, la pyrodine de Merck, et nous avons obtenu des résultats qui doivent être attribués à ce produit et non au médicament chimiquement pur.

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